La Fed appelle les banques américaines à mieux piloter leurs fonds propres
La Réserve fédérale américaine (Fed) vient de publier un rapport sur le pilotage des fonds propres des grandes institutions bancaires du pays –possédant un bilan supérieur à 50 milliards de dollars. «Même si les évaluations actuelles suggèrent que le niveau de capital des banques leur permettrait de résister à une tension macroéconomique, un solide pilotage des fonds propres contribue à s’assurer que cette situation perdure», justifie la Fed.
Si, à la lumière de ses Comprehensive Capital Analysis and Review (CCAR) annuels, la Fed considère que des progrès ont été accomplis ces dernières années, les banques doivent faire davantage. Plusieurs défauts ont été identifiés. Par exemple, certains acteurs ont été incapables d’identifier tous les risques pesant sur l’ensemble de leurs activités, souvent en raison de la nature fragmentée des systèmes d’information. Plus important, les modèles utilisés sont souvent peu dynamiques. «Beaucoup d’établissements n’ont pas pu […] analyser de quelle manière la taille de leurs expositions et de leurs activités et les types de risques associés étaient susceptibles d’évoluer en fonction de l’évolution de la conjoncture économique et des conditions de marché», indique le superviseur, qui considère qu’une telle capacité est pourtant indispensable au pilotage des fonds propres.
Il note en revanche que les meilleurs élèves avaient mis en place des audits internes solides, permettant un examen complet du processus de pilotage. «Les banques aux pratiques les plus fortes jouissent d’une grande capacité à identifier les problèmes et à les régler», souligne-t-il.
La gouvernance est un autre élément du pilotage. «Le comité exécutif doit recevoir suffisamment d’informations, à un rythme trimestriel, pour comprendre les expositions aux risques et prendre ses décisions sur sa politique de fonds propres», estime la Fed. Or, dans certaines banques, les recommandations d’allocation de fonds propres sont sous-documentées et fondées sur les prévisions optimistes relatives aux impacts d’un scénario de crise donné.
Le superviseur appelle aussi les banques à déterminer une fréquence minimum (au moins annuelle) de réévaluation de la politique de pilotage, ainsi qu’une série d’événements qui déclencheraient une nouvelle évaluation.
La Fed entamera cet automne son CCAR pour 2014. En plus des 18 banques qui ont participé à l’édition 2013, 12 autres firmes s’y adjoindront.
Plus d'articles du même thème
-
Spiko et Amundi revendiquent le plus grand fonds tokenisé au monde
Sept mois après son lancement, le fonds monétaire tokenisé Spiko Amundi Overnight Swap Fund (SAFO), commercialisé sous le nom Smart Cash, est devenu le premier fonds tokenisé au monde en termes d’encours, selon un communiqué de Spiko. Au 23 octobre, ses actifs atteignaient 2,38 milliards de dollars, contre 2,37 milliards pour USYC de Circle et 2,17 milliards pour BUIDL de BlackRock. -
Microsoft bat les attentes et dépense moins que prévu
Le groupe d'informatique a révélé des résultats trimestriels et une génération de trésorerie au-dessus des prévisions grâce à une solide performance dans le cloud. Ses investissements sont aussi plus faibles qu'anticipé en raison d'effets de calendrier. -
La Caisse prend 49,9 % des tours télécom de Bell, un an après celles de Telus
L’investisseur institutionnel québécois entre au capital de la nouvelle société qui regroupe les tours de télécommunications de l’opérateur canadien, pour 2,45 milliards de dollars canadiens.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Numéro de téléphoneUkraine : les Européens veulent être représentés dans les négociations, mais par qui ?
La récente agitation diplomatique dans le dossier russo-ukrainien a relancé cette question, sur laquelle l’Europe ne cesse de buter -
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas