La Commission rejette la fusion LSE-Deutsche Börse
La Commission européenne a officialisé mercredi son veto au projet de fusion entre les deux opérateurs boursiers London Stock Exchange et Deutsche Börse. Bruxelles a estimé que l’opération aurait conduit à la création d’un «monopole de fait» sur les marchés de la compensation des instruments à revenu fixe. Vers midi l’action LSE progressait de 2,25%, après avoir connu un pic à +3,4% quelques minutes après l’annonce. L’action Deutsche Börse gagnait quant à elle 1,25%.
«La concentration entre Deutsche Börse et le London Stock Exchange aurait considérablement réduit la concurrence du fait de la création d’un monopole de fait dans le secteur clé de la compensation des instruments à revenu fixe», juge la Commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué publié mercredi. En cause, le refus par le LSE de céder MTS, la plate-forme italienne de négociation des instruments à revenu fixe, condition fixée par la Commission en vue d’une autorisation. «La cession de MTS, un actif relativement limité par rapport à la valorisation et aux recettes cumulées des parties, aurait constitué une solution claire et sans ambigüité à ces problèmes», souligne le communiqué. Les deux plus gros opérateurs boursiers européens échouent ainsi à leur cinquième tentative de rapprochement, dont trois publiques et deux informelles.
Cette décision était plutôt attendue, le London Stock Exchange (LSE) a récemment jugé «peu probable» un feu vert de Bruxelles pour l’opération de plus de 28 milliards d’euros visant à créer le premier opérateur boursier européen. L’opérateur s’est déjà projeté dans l'étape d’après, son directeur général Xavier Rolet ayant indiqué qu''il n’y a pas de plan B, C, D ou E».
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