La cession du London City Airport commence à se préciser
Le processus de vente du London City Airport semble s’accélérer. Ses deux actionnaires ont mandaté Credit Suisse pour les conseiller en vue d’une éventuelle vente de l’aéroport londonien pour un prix susceptible d’atteindre deux milliards de livres (2,8 milliards d’euros), rapportait hier soir Reuters de deux sources proches du dossier.
L’aéroport est actuellement contrôlé à 75% par Global Infrastructure Partners (GIP), un fonds d’investissement américain également présent au capital des aéroports de Gatwick et d’Edimbourg. Fondé en 2006 par Credit Suisse, General Electric et son équipe de direction, GIP avait racheté le London City Airport en 2006 pour 742 millions de livres auprès de l’investisseur irlandais Dermot Desmond.
Le fonds américain a fait part début août de sa volonté de se désengager de l’aéroport avant la fin de cette année. Le solde du capital de l’aéroport londonien est détenu par le fonds Oaktree Capital Management, qui est également prêt à vendre sa part de 25%. Les deux actionnaires ont eu ces dernières semaines des discussions avec des banques d’investissement et des fonds d’infrastructures, indique Reuters, ajoutant que d’autres exploitants d’aéroports pourraient être des acheteurs potentiels.
Apprécié des hommes d’affaires pour sa proximité avec les deux grands quartiers d’affaires de la capitale britannique, le London City Airport a enregistré un doublement de son trafic passagers au cours des dix dernières années, à plus de 4 millions estimés pour l’année 2015 et 6 millions visés à l’horizon 2023. Plus des deux tiers des passagers sont des hommes d’affaires. L’entreprise a fait appel de la décision du maire de Londres, Boris Johnson, de rejeter un projet d’extension de 200 millions de livres en raison des nuisances sonores. Une décision à ce sujet est attendue l’an prochain.
L’aéroport, qui inclut un centre de transit permettant à certains passagers d’accéder en quelques minutes à des avions d’affaires, a dégagé en 2014 un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 45,8 millions de livres, en hausse de 9,3% sur un an. Le prix de cession évoqué de 2 milliards de livres permettrait à son principal actionnaire GIP d’enregistrer une plus-value potentielle sensiblement égale à la valeur comptable de son investissement initial.
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