La Caisse des dépôts veut des garanties sur le plan Juncker
Appelées à contribuer au plan Juncker, censé injecter 315 milliards d’euros d’investissement dans l’économie européenne, les banques de développement nationales veulent des garanties. La Caisse des dépôts, ses équivalents italien (CDP), espagnol (ICO), allemand (KfW), polonais (BGK), ainsi que la Banque européenne d’investissement, ont écrit en ce sens le 16 avril au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Les différentes banques publiques de l’Union européenne doivent abonder le plan à hauteur de 25,5 milliards d’euros, sous forme de co-investissements et non de dotations en capital. Les six signataires réclament cependant «une structure non bureaucratique de la gouvernance de l’EFSI», le Fonds européen d’investissements stratégiques, qui agira comme un fonds de garantie de 21 milliards d’euros. Elles veulent avoir accès à tous les produits qui seront proposés par l’EFSI, et souhaitent que leurs conditions d’intervention restent encadrées par les règles nationales, dans le respect des principes européens sur les aides d’Etat.
Les six institutions évoquent aussi le coût de la garantie de l’EFSI. Son prix «doit être cohérent avec les objectifs du Plan d’investissement de favoriser le financement et l’investissement au bénéfice de projets non investment grade, dont la notation est due à une complexité intrinsèque telles les contraintes macro-financières. Les niveaux de prix devraient prendre en compte les carences du marché et le besoin de stimuler des investissements supplémentaires», indique la lettre. Une prise de position publique qui intervient alors que le Parlement européen a approuvé lundi la création de l’EFSI, ouvrant la voie aux discussions avec le Conseil.
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