La BFI de Natixis change de patron
Il ne faut plus parler de banque de financement et d’investissement chez Natixis. La filiale de BPCE a annoncé hier qu’elle transformait sa BFI en «Banque de grande clientèle», entièrement tournée vers la clientèle d’entreprises, d’institutions financières, du secteur public et des réseaux du groupe. Elle sera mise en œuvre à la rentrée, une fois ces évolutions présentées aux partenaires sociaux.
Cette réorganisation, qui parachève la restructuration entamée depuis 2009, fait une victime: De Doan Tran, recruté il y a deux ans à la Société Générale pour diriger la BFI. Le dirigeant va quitter le groupe «pour des raisons personnelles», a indiqué hier Laurent Mignon, directeur général de Natixis, dans un message interne, en rendant hommage au partant. Ce dernier n’aura jamais vraiment trouvé sa place auprès des équipes.
La nouvelle banque de grande clientèle comptera deux divisions, dont les patrons seront tous deux représentés au comité de direction de Natixis. Pour diriger la première, la relations clients et conseil, la banque est allée chercher un banquier d’affaires, Marc Vincent, patron de Mediobanca en France. La seconde division, financements et solutions de marché, sera placée sous les ordres d’Olivier Perquel, jusqu’alors directeur de la stratégie et bras droit de Laurent Mignon.
Par ailleurs, Luc-Emmanuel Auberger est nommé responsable d’une nouvelle direction des opérations et des systèmes d’information (COO) à l’échelle du groupe, tandis que Jean Cheval le remplace à la direction finance et risques.
La division financement et solutions de marché fonctionnera selon un modèle originate-to-distribute, la nouvelle martingale des BFI, qui consiste à redistribuer le risque dès la mise en place du prêt. Natixis annoncera d’ailleurs le 6 août un partenariat avec un assureur européen, sur le même modèle que ceux d’Axa avec la Société Générale et le Crédit Agricole.
La refonte du modèle de la banque s’est poursuivie au deuxième trimestre. Natixis anticipe un ratio de solvabilité common equity tier one sous Bâle 3 supérieur à 9% début 2013. Entre avril et juin, le groupe a dégagé un résultat net de 394 millions d’euros, en repli de 22% sur un an mais supérieur au consensus. Il retombe à 263 millions (-49%) retraité des éléments exceptionnels.
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