La BFI de BNP Paribas reste dans le vert
Le symbole compte. Le pôle de banque de financement et d’investissement (BFI) de BNP Paribas affiche un résultat avant impôt de 6 millions au quatrième trimestre 2011. C’est peu et en net recul tant par rapport au trimestre précédent (641 millions d’euros) que sur douze mois (1,1 milliard). Mais cela reste supérieur à la moyenne européenne. UBS, Deutsche Bank et Credit Suisse ont annoncé des pertes en BFI.
La BFI a vu ses revenus fondre de 40% en un an. Ils ont souffert de moins-values consécutives à la cession d’obligations d’Etat (510 millions au dernier trimestre). Le plan d’adaptation de BNP Paribas a également pesé. Les cessions de crédits dans les métiers de financement, notamment en dollars, ont provoqué une moins-value de 148 millions.
Les métiers ont diversement résisté. Les revenus des pôles actions et taux affichent une baisse respective de 31% et 19% (à 405 et 856 millions d’euros) et ils sont stables dans les métiers du financement (à 1,04 milliard) par rapport au quatrième trimestre 2010. Mais ils progressent tous par rapport au troisième trimestre 2011. En outre, BNP Paribas (dont les bonus versés au titre de 2011 seront inférieurs de moitié à ceux de l’an précédent) se veut positif pour 2012. «Le début d’année a été assez fort dans la banque d’investissement», a déclaré Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général. En outre, la BFI affiche l’un des meilleurs coefficients d’exploitation de la place (63%).
En revanche, la gestion d’actifs a connu une décollecte importante de 35,7 milliards d’euros, à 842 milliards. Le groupe entend y réduire les coûts de 10%.
Si les dépôts ont progressé de 8,4% dans la banque de détail française en 2011, la tendance s’est inversée au dernier trimestre, avec un recul de 1% par rapport à fin septembre. Le repli est visible en Italie dans le réseau BNL, qui a perdu 1,1% de dépôts d’un trimestre à l’autre et 3% sur l’année. «Nous n’avons pas voulu surenchérir dans la rémunération des dépôts», justifie François Villeroy de Galhau, DG délégué. L'épargne a également été cannibalisée par les emprunts d’Etat italiens.
Même explication chez BNP Paribas Fortis, où l’emprunt belge réalisé auprès des particuliers a contribué à la baisse de 0,8% des dépôts (+7,5% sur un an). Mais la filiale a apporté un motif de satisfaction: alors que les synergies réalisées s’approchent de l’objectif fixé pour 2012 (1,2 milliard), l’objectif a été augmenté de 300 millions par an.
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