La baisse des taux accroît les besoins de Dexia
L’ex-numéro un mondial du financement des collectivités, sauvé de la faillite par les Etats belge, français et luxembourgeois, a affiché une perte nette, hors exceptionnels, de 248 millions d’euros l’an dernier, contre 669 millions en 2013 et une propre prévision située à environ 440 millions pour l’année écoulée. En incluant les exceptionnels, dont des effets comptables de 425 millions liés principalement à la valorisation des dérivés, la perte nette est de 606 millions.
La faiblesse des taux réduit les coûts de financement de Dexia, mais accroît aussi ses besoins de liquidité, en raison de la hausse du cash collateral net versé par la banque à ses contreparties sur dérivés. «Celui-ci a atteint un maximum de 36 milliards d’euros en janvier 2015, soit une augmentation de 15 milliards depuis la fin 2013 et de 5 milliards par rapport au 31 décembre 2014», souligne le groupe. En réponse à ces développements récents, Dexia a émis 6 milliards d’euros de financements à long terme garantis par les Etats: 4 milliards sous la forme d’émissions publiques et 2 milliards via des placements privés.
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