Kiev estime avoir franchi un premier pas vers une adhésion à l’Union européenne
Le Parlement ukrainien a validé hier l’accord d’association et de libre-échange avec l’Union européenne, dont la non-signature en novembre avait déclenché la contestation à Kiev devant entraîner la chute du président Viktor Ianoukovitch. Le Parlement européen a également validé ce texte hier. «Qui, après ceci, s’opposera à la perspective d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ? C’est le premier pas sur cette voie qui a été franchi», a clamé hier le nouveau président ukrainien Petro Porochenko.
L’accord d’association doit encore être ratifié par les 28 Etats membres de l’UE pour entrer en vigueur. Les deux parties ont toutefois convenu la semaine dernière de repousser à 2016 l’application de son volet commercial, à savoir l’abaissement des droits de douanes réciproques.
Le Parlement de Kiev a en parallèle hier encore adopté un texte accordant un «statut spécial» aux régions de l’Est de l’Ukraine tentées par le séparatisme, qui vont disposer d’une autonomie accrue en matière de sécurité et sur le plan électoral. Le projet prévoit la création d’un exécutif partiellement autonome pour une durée de trois ans pour les régions concernées qui seront autorisées «à renforcer et approfondir» leurs relations avec la Russie, selon des parlementaires ayant assisté à cette séance à huis clos.
Ces concessions de taille font partie du plan mis au point par le président ukrainien Petro Porochenko, contraint d’accepter un cessez-le-feu lors d’un sommet à Minsk le 5 septembre après une série de revers militaires subis par son armée face aux rebelles pro-russes. Une autre loi a été adoptée offrant une amnistie conditionnelle aux séparatistes ayant combattu les forces gouvernementales. Ces dispositions «visent à donner une chance à un règlement pacifique progressif de la crise du Donbass», estime l’analyste politique Volodimir Fessenko.
Las, ce geste politique n’a pas apaisé les tensions. Pour le dirigeant rebelle Andreï Pourgine, «la partie principale du document qui envisage notre maintien politique dans le territoire ukrainien est naturellement inacceptable». Le président ukrainien a qui plus est pris le risque de décevoir ses partisans pro-occidentaux qui voient dans sa démarche la porte ouverte à une scission permanente d’une partie de l’Ukraine qui passerait sous la protection de la Russie.
Plus d'articles du même thème
-
L'assureur en déroute Wakam passe sous pavillon américain
L’assureur de spécialités AmTrust vole au secours du français en déroute pour s’établir sur le marché national. Les actionnaires de Wakam se défont d’un groupe dans lequel les 300 millions d’euros injectés depuis 2023 n’ont pas suffi à éviter une mise à l’arrêt par le superviseur. -
Goldman Sachs mise à son tour sur les services de test, d'inspection et de certification
Goldman Sachs Alternatives acquiert Celnor Group auprès d'Inflexion, qui conserve une part minoritaire. L'opération, d'une valorisation estimée à près d'un milliard d'euros, s'ajoute à la liste des transactions récentes dans le secteur, notamment l'OPA à 9,5 milliards de livres d'EQT sur le leader britannique Intertek. -
Maekn permet aux cabinets de créer leurs propres plateformes clients
Ce nouveau service en marque blanche est une extension de la solution professionnelle Maekn One.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
Bulletin« Tant qu’on ne dira pas aux lycéens que tout ne leur est pas accessible, ils se prendront la porte du réel »
Pour Pierre Mathiot, artisan de la réforme du lycée, l'accès à l'enseignement supérieur doit se jouer avant tout sur les résultats scolaires -
Invité surprisePourquoi Raphaël Glucksmann bouscule Edouard Philippe sur son flanc gauche
Malmené dans les sondages, le candidat Horizons voit une partie de son électorat de centre gauche tenté de revenir à gauche, derrière Raphaël Glucksmann -
La Fabrique de l'OpinionDénatalité : « Nous avons construit notre modèle social sur une anomalie démographique »
L'économiste spécialiste de la démographie soutient que la baisse de la natalité est irréversible et qu’elle impose d’adapter notre économie bâtie sur la génération du baby-boom