JC Flowers veut se lancer dans le conseil en fusions et acquisitions
La société de capital-investissement a pris le contre-pied de Blackstone, qui avait annoncé mi-octobre la cession de ses activités de conseil à PJT Partners.
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Julien Beauvieux
JC Flowers ajoute une corde à son arc. La société américaine de capital-investissement spécialisée dans le secteur financier a en effet enregistré le 13 novembre sa filiale JC Flowers Securities en tant que «broker-dealer» auprès de la Financial Industry Regulatory Authority (Finra), rapporte Bloomberg. Cet enregistrement permet ainsi à la société, créée fin 2013, de proposer des services de conseil en investissement et en fusions-acquisitions (M&A), tout en continuant de distribuer les fonds de sa maison-mère.
«Agir en tant que general partner des fonds privés [de JC Flowers] continue clairement d’être notre priorité absolue», a nuancé auprès de Bloomberg Owen Blicksilver, un porte-parole indépendant de JC Flowers. Ce dernier précise que la société fondée en 1998 par James Christopher Flowers souhaite néanmoins intervenir en tant que conseil dans des projets de M&A «de façon ad hoc», sans solliciter activement d’engagements.
Ces précautions font écho à la cession annoncée mi-octobre par Blackstone de ses activités de conseil à PJT Partners. Le groupe financier américain, structuré depuis sa création autour de deux piliers, la banque d’affaires et la gestion alternative, avait alors justifié ce revirement stratégique par des risques de conflits d’intérêts, qui bridaient la croissance des activités de conseil.
Le choix de JC Flowers intervient alors que le marché des fusions-acquisitions est en pleine effervescence. Selon les statistiques publiées début décembre par Thomson Reuters, les transactions transfrontalières ont notamment atteint 1.245 milliards de dollars (1.004 milliards d’euros) depuis janvier, un niveau inégalé depuis le record historique de 2007. Le secteur financier, domaine de prédilection de JC Flowers, demeure pour l’heure en retrait du mouvement. Mais une consolidation des acteurs bancaires européens de taille moyenne, qui pâtissent de rentabilité en berne, n’est pas à exclure pour générer des synergies.
James Christopher Flowers, qui se serait établi à Londres en début d’année, possède une grande expérience des dossiers bancaires. Il avait notamment réalisé une belle opération lors de la mise en Bourse en 2004 de Shinsei Bank. Il avait en revanche réalisé un investissement hasardeux dans la banque allemande Hypo Real Estate, nationalisée en 2009.
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