IT-Translation aide à la création des pépites technologiques de demain
En France on n’a pas de pétrole, mais on a des idées... mais sous-capitalisées pour le moment, notamment dans la phase d’amorçage. A charge de la nouvelle structure créée conjointement par l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et automatique) et CDC Entreprises de servir de rampe de lancement pour amorcer la création de nouvelles sociétés dans le secteur porteur des technologies issues de laboratoires de recherche publics.
IT-Translation a ainsi levé 18 millions d’euros grâce aux contributions de CDC Entreprises, qui a abondé au fonds à hauteur de 44,5% (8 millions) dans le cadre du programme «FSI France Investissement» et à INRIA-Participations, qui a apporté 10 millions. La société de capital risque présidée par Laurent Kott a pour objectif de porter ses capitaux à 25 millions d’euros en réunissant d’autres partenaires.
Présentée hier, la nouvelle structure a été décomposée en une société de capital risque, IT-Translation Investissement, et une société dédiée au conseil et à la gestion qui a pour fonction la gestion des fonds, la co-fondation des sociétés avec les opérationnels, essentiellement des chercheurs issus du secteur public, et la participation active aux actions de valorisation des sociétés partenaires.
Sur les 40 projets annuels d’entreprises répertoriés par Oséo, le but d’IT-Translation est de cofonder entre six et huit entreprises par an grâce à une mise unitaire de 300.000 euros, avec pour mission d’accompagner les fondateurs des sociétés dans les décisions stratégiques opérationnelles durant au moins la première année. Et de se retirer ensuite progressivement de la gestion une fois la phase d’amorçage achevée, et éventuellement à terme du capital.
Depuis plus d’un an, IT-Translation a pris des participations dans cinq sociétés et est en cours d’entrée dans deux autres. Les ambitions affichées sont fortes: créer des pépites dans le domaine de l’édition de logiciels qui rayonneront sur la scène mondiale. Mais l’expérience d’Ilog, éditeurs de logiciels français disposant d’une carrure internationale soutenu par l’INRIA et racheté par IBM en 2008 pour la modique somme de 215 millions d’euros, a échaudé l’organisme qui souhaiterait que certaines des entreprises françaises créées par cette initiative restent dans le giron tricolore. Pour pallier ce biais, certains projets ont été signés en partenariat avec des sociétés d’investissement privées françaises qui ont vocation à prendre le relais du financement.
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