Ipsen adapte son organisation à ses défis futurs
Ipsen modifie son organisation pour accélérer la mise en œuvre de sa stratégie. Le laboratoire pharmaceutique s’apprête à séparer ses activités médecine de spécialités et médecine générale. «Nous croyons que cette décision a du sens», note Bryan Garnier.
Concomitamment, Ipsen va renforcer son pôle médecine de spécialités (71% du chiffre d’affaires 2012) en le scindant en deux divisions, franchises et opérations commerciales, toutes deux représentées au comité exécutif. Ce dernier, présidé par Christel Bories, directeur général d’Ipsen, comptera désormais dix membres contre huit auparavant. Le vice-président exécutif opérations techniques est en cours de recrutement.
Ces changements organisationnels «ont pour objectif de rendre l’entreprise plus focalisée et plus agile pour répondre à notre environnement qui se complexifie», explique Christel Bories, arrivée en mars 2013 justement pour accélérer la mise en place de la stratégie du groupe. Pour sa part, le PDG, Marc de Garidel se concentre sur la stratégie et le développement de la société (acquisitions et partenariats). D’aucuns estiment que ce partage des rôles pourrait soulever des questions à moyen terme.
Avec cette nouvelle organisation, Ipsen pourra mieux focaliser ses efforts sur les trois aires thérapeutiques de la médecine de spécialité (endocrinologie, urologie-oncologie, et neurologie), moteurs de la croissance du groupe.
La médecine générale n’est pas pour autant mise de côté, mais son modèle de développement «se différencie toujours plus de celui de la médecine de spécialité», explique Ipsen. Pour le moment, «nous ne croyons pas que la création de cette division soit la première étape vers un spin-off, ajoute Bryan Garnier. Bien que cela ait été à l’ordre du jour un certain temps, nous voyons maintenant Ipsen tenter d’optimiser le plus possible cette division». D’ailleurs, le laboratoire veut renforcer sa couverture géographique dans les émergents.
Fin août, lors de ses semestriels, Ipsen avait confirmé son objectif de marge opérationnelle d’environ 16% (contre 16,1% en 2012), mais modifié ses cibles de chiffres d’affaires. Le groupe ne table plus que sur une hausse de 3% dans les médecines de spécialités (au lieu de 6 à 8%) en raison des détériorations des conditions de marché en Chine et au Moyen-Orient, mais n’anticipe plus qu’un recul des ventes de médecine générale de 1% (contre -8% à -6% auparavant).
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