Idinvest Partners ambitionne de doubler ses encours à horizon cinq ans
A l’occasion de son quinzième anniversaire, Idinvest Partners (ex-AGF Private Equity, adossé depuis 2010 au groupe Idi) se fixe des objectifs ambitieux. «Nous entendons doubler nos encours d’ici cinq ans», déclare Christophe Bavière, président du directoire. Si la société, qui gérait à fin septembre 3,3 milliards d’euros d’actifs, a repris début 2012 l’équipe de capital investissement d’Oddo & Cie, «cette croissance sera essentiellement organique», indique Benoist Grossmann, membre du directoire.
S’il est «compliqué aujourd’hui d’attirer les investisseurs, nous croyons fortement aux sous-jacents, qui sont les entreprises européennes de petite et moyenne tailles cherchant à se financer en Europe», indique Christophe Bavière. Pour ce faire, Idinvest dispose d’une large palette d’expertises, incluant les fonds de fonds (1,5 milliard d’euros d’encours), les stratégies de dette (300 millions d’euros), les transactions secondaires (260 millions d’euros), les co-investissements (350 millions d’euros), et les fonds de venture et infrastructure (900 millions d’euros).
Idinvest Partners lève actuellement plusieurs véhicules. Après un premier bouclage en 2012, Idinvest Secondary II, dédié aux transactions secondaires, a vocation à atteindre 200 millions d’euros en 2013. Dans la dette privée, «une activité en fort développement», Idinvest Private Value, qui a levé 30 millions, vise 150 millions d’euros.
La société a par ailleurs lancé en avril un fonds, dédié aux technologies environnementales, en partenariat avec EDF et Allianz. Le véhicule vise 100 millions d’euros, après un premier bouclage réalisé à hauteur de 50 millions. «Nous souhaitons développer ce type de partenariat», indique Benoist Grossmann. Un autre fonds, visant 100 millions d’euros, va ainsi être lancé avec des acteurs tels que Vivendi, TF1 et Lagardère.
Enfin, Idinvest projette le lancement d’un fonds commun de titrisation dans la dette senior, visant 250 millions d’euros. «Nous resterons sur les mêmes cibles, qui sont les PME européennes, avec des tickets entre 10 et 15 millions d’euros», relève Christophe Bavière.
La société entend parallèlement diversifier sur le plan géographique sa base d’investisseurs, actuellement composée à 40% (deux tiers pour le venture) d’acteurs français et à 60% d’acteurs européens (hors France).
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