HSBC voit grimper la facture liée au scandale de blanchiment d’argent
Les résultats trimestriels dévoilés lundi par HSBC ont été amputés par de lourdes dépréciations, dont le montant pourrait encore croître. La première banque britannique a été contrainte de provisionner 800 millions de dollars (625 millions d’euros) supplémentaires dans l’affaire l’accusant de blanchiment d’argent aux Etats-Unis.
Alors que HSBC avait déjà annoncé une provision de 700 millions de dollars cet été, «le montant final des pénalités financières pourrait être significativement plus élevé» que le chiffre de 1,5 milliard déjà inscrit dans les comptes, a indiqué la banque. «Le règlement d’au moins une partie du dossier devrait entraîner l’ouverture de procédures au pénal comme au civil et l’imposition d’amendes considérables», a indiqué HSBC par voie de communiqué.
«L’ampleur de la provision est surprenante. L’incertitude sur le montant final constitue une source d’inquiétude», souligne un analyste. Une telle amende constituerait la plus importante jamais réglée dans une affaire similaire aux Etats-Unis, celle acquittée en juin par ING s’élevant à 619 millions de dollars.
HSBC a parallèlement enregistré une charge de 353 millions de dollars liée au dossier accusant plusieurs banques britanniques de ventes forcées sur des produits d’assurance dans le cadre de l’octroi de crédit. Cette provision porte le montant global des charges inscrites par HSBC dans cette affaire à 1,8 milliard de dollars sur la période 2011-2012.
«En dépit de ces chiffres impressionnants, et des craintes à venir, ces montants se révèlent d’un point de vue relatif facilement absorbables par un bénéfice avant impôt de 16,2 milliards de dollars» sur les neuf premiers mois de l’année (en recul de 13%), relève CreditSights. Retraité des éléments exceptionnels, le bénéfice imposable sur neuf mois a progressé de 38% à 18,6 milliards de dollars et de 141% à 6,3 milliards de dollars au titre du troisième trimestre, souligne le bureau d’études. Sur cette base, les résultats se révèlent «meilleurs qu’attendu», souligne Credit Suisse.
Ces bonnes performances ont notamment été soutenues par un recul marqué des dépréciations sur créances douteuses (-29% à 6,5 milliards de dollars) et une baisse des dépenses opérationnelles. Le groupe a annoncé avoir atteint 3,1 milliards de dollars de réduction de coûts sur son objectif affiché de 2,5 à 3,5 milliards d’ici fin 2013.
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