Houlihan Lokey pourrait rejoindre le club des banques d’affaires cotées aux Etats-Unis
Encore peu connue sur le Vieux Continent, Houlihan Lokey veut renforcer sa notoriété en s’introduisant à Wall Street. La banque d’affaires américaine, spécialisée dans la restructuration financière des entreprises, a rempli un document préliminaire à une introduction en Bourse, assurait hier le Wall Street Journal sans citer ses sources. Pressentie depuis plusieurs mois, l’opération pourrait avoir lieu cette année.
Houlihan Lokey est par exemple intervenue dans les dossiers Enron et Lehman Brothers ou dans la restructuration de la dette de CMA CGM en France.
La banque suivrait ainsi la voie empruntée début 2014 par Moelis & Co et, avant elle, par d’autres boutiques de fusions-acquisitions: Greenhill, Evercore, Jefferies et Lazard. Elle pourrait être également suivie par PJT Partners. Renforcée par l’arrivée des équipes de conseil du fonds Blackstone, cette petite structure devrait entrer en Bourse cette année aux Etats-Unis. Un mouvement qui illustre le gain de parts de marché des structures indépendantes sur les grandes banques, mais aussi leur volonté d’offrir des fenêtres de liquidité à leurs associés.
Conseillée par Goldman Sachs et Bank of America, Houlihan Lokey pourrait valoir environ 2 milliards de dollars (1,78 milliard d’euros), selon le Wall Street Journal qui se base sur des revenus annuels estimés à 700 millions de dollars et sur la valorisation de Moelis (environ 1,6 milliard de dollars de capitalisation pour 519 millions de revenus). Fin mars, le journal évoquait une valorisation de plus de 1,5 milliard et une IPO de 200 millions de dollars. L’ampleur réelle de la levée de fonds reste toutefois inconnue à ce stade.
Le groupe japonais Orix, qui détient 51% de Houlihan Lokey, pourrait vendre une partie de ses titres. Il était entré au capital en 2005, pour environ 500 millions de dollars. Le reste des actions est détenu par plus de 250 salariés de la banque d’affaires.
Fondée en 1972, Houlihan Lokey compte 125 managing directors. Parmi eux figure Laurent Benshimon qui dirige le petit bureau français. Encore peu présente en Europe, la banque d’affaires était pressentie l’an dernier pour reprendre la partie française de Leonardo & Co, finalement devenue Natixis Partners.
Houlihan Lokey a renforcé récemment son empreinte aux Etats-Unis via plusieurs petites acquisitions, notamment celle d’ArchPoint Partners, spécialiste du M&A dans le secteur technologique. Le groupe s’est aussi implanté en Australie en janvier dernier.
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