HLD élargit son spectre d’intervention avec le fonds Perfectis
En signant sa troisième opération, HLD s’ouvre de nouvelles perspectives. La société d’investissement cofondée par Jean-Bernard Lafonta a pris le contrôle (60%), aux côtés du management, de Perfectis, fonds sponsorisé par Euler Hermes. Dans le cadre de cette opération financée en fonds propres, Euler Hermes, qui détenait le contrôle de Perfectis, sort en vue de se recentrer sur son cœur de métier. L’opération reste soumise à l’aval de l’AMF.
Les activités de Perfectis, dont le ticket d’investissement se situe entre 5 et 10 millions d’euros, se révèlent complémentaires de celles de HLD, qui investit en fonds propres entre 10 et 50 millions d’euros. HLD et Perfectis pourront être amenés à co-investir sur certaines opérations.
Parallèlement, HLD a vocation à aider Perfectis dans la réalisation d’investissements dans l’attente d’une prochaine levée de fonds. Après deux premiers fonds, l’un de 80 millions d’euros et l’autre, lancé en 2006, de 122 millions d’euros, Perfectis n’est pas parvenu à lever un nouveau véhicule fin 2008, une période peu propice à l’exercice après la faillite de Lehman Brothers. Un troisième véhicule devrait voir le jour en 2013-2014.
Avec Perfectis, HLD accède par ailleurs à un nouveau réseau d’investisseurs, à savoir Euler Hermes, Allianz, la CNP et Swiss Re. Alors qu’Euler Hermes sponsorisait les fonds de Perfectis à hauteur de 15%, l’assureur crédit n’a pas vocation à arrêter ses engagements.
De son côté, HLD, à la différence d’un fonds, est une société avec capitaux permanents où les investisseurs, actionnaires, sont rémunérés via des dividendes. Sa capacité financière s'élève à une centaine de millions d’euros. Au-delà, ces actionnaires, des entrepreneurs français au nombre d’une dizaine (Claude Bébéar, Norbert Dentressangle…) peuvent co-investir sur certaines opérations.
Créée en mai 2010, la société a repris quelques mois plus tard 50% des Laboratoires Filorga aux côtés de son président, dans le cadre d’une opération financée en fonds propres. En 2011, elle a racheté, à parité avec Chevrillon & Associés, le fleuriste Interflora pour 147 millions d’euros. L’opération intègre une part de dette. L’équipe compte huit personnes, dont deux autres cofondateurs, Jean-Philippe Hecketsweiler (ex-JPMorgan) et Philippe Donnet (ex-Axa et Wendel).
Plus d'articles du même thème
-
Rheinmetall paie encore les incertitudes entourant ses commandes publiques
Le spécialiste allemand de l’armement, qui a une nouvelle fois abaissé sa prévision de chiffre d’affaires annuel, table désormais sur une stabilité de sa marge d’exploitation. -
Les grands risques sont aussi des opportunités d'investissement pour le secteur financier
Les risques géopolitiques, l’intelligence artificielle et le changement climatique se cumulent et mettent à l’épreuve la stabilité financière, mais banques et assurances travaillent sur les manières de les gérer, sous l’œil prudent de l’ACPR. -
Swiss Re déjoue les pièges de la réassurance dommages
Malgré un marché baissier en non-vie, le deuxième réassureur mondial voit son bénéfice net augmenter de 3% sur neuf mois à 4,2 milliards de dollars.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
EditorialLa majorité silencieuse contre les petits zélateurs de la révolution
Tout se passe comme si une minorité agissante avait fait main basse sur le débat, exactement comme une poignée de casseurs saccage des lycées et interdit leur accès au plus grand nombre, ou comme cette alliance entre ultra-gauche et pillards prend en otage l’économie française -
Pas contentsManifestations : face à la colère de la rue, le gouvernement dégaine une conférence sociale
Sébastien Lecornu convie les organisations patronales et syndicales à la tenue d'une réunion afin « d’apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires » -
VagueEuronaval : sur la défense, un programme du RN encore en chantier
A cinq mois de la présidentielle, Marine Le Pen poursuit ses déplacements de terrain sans dévoiler ses propositions. La candidate préfère se montrer à l'écoute de secteurs censés nourrir encore son programme