Hammerson pourrait revenir vers Intu, après le renoncement de Klépierre
Fermez le ban. Un mois après avoir dévoilé publiquement son intention de racheter Hammerson,Klépierre jette l’éponge. Le groupe français de centres commerciaux n’a même pas attendu la date butoir d’aujourd’hui pour se prononcer.
Pourtant, Hammerson avait changé de ton la semaine dernière. Bien qu’il ait rejeté la nouvelle offre de Klépierre, le conseil d’administration du groupe britannique se disait «ouvert à toutes discussions sur une proposition de Klépierre reflétant correctement la valeur de la société». Mais pour le groupe français, le conseil de Hammerson «n’a pas réellement engagé de discussions» sur sa proposition, relevée de 615 à 635 pence par action. Aussi, «après mûre réflexion, Klépierre a résolu de ne pas déposer d’offre ferme pour le rachat de Hammerson».
Soulagement de certains investisseurs
Même si le marché ne semblait pas vraiment croire au succès des approches de Klépierre, l’action Hammerson évoluant au plus haut 10% en dessous de l’offre améliorée du groupe français, les investisseurs ont été déçus. L’action Hammerson chutait vendredi de 9,04% à 473 pence à Londres. En revanche, d’autres investisseurs semblent soulagés de l’abandon de ce projet par Klépierre. Le titre rebondissait de 3,60% à 34,22 euros à Paris.
Et maintenant, que va faire Hammerson ? Début avril, le groupe britannique avait déclaré ne pas avoir «l’intention de finaliser les documents relatifs à la proposition d’acquisition d’Intu», tant que la position de Klépierre resterait «floue». Il a pourtant prévu de longue date le rachat amical de son compatriote Intu pour 3,4 milliards de livres (3,9 milliards d’euros), afin notamment de consolider le segment des centres commerciaux sur son marché domestique. Or, en prenant acte du renoncement de Klépierre, Hammerson n’évoque plus sa cible. «Le conseil a confiance dans la valeur intrinsèque de Hammerson et de ses perspectives. Il est entièrement axé sur la livraison valeur pour les actionnaires à court et à long terme», s’est contenté de déclarer David Tyler, président de Hammerson. Mais en rejetant l’offre de Klépierre, «la direction de Hammerson a accru la pression qui pèse sur elle pour réussir le rapprochement avec Intu», pour le courtier AJ Bell. D’ailleurs, l’action Intu a rebondi vendredi de 4,22% vendredi. Pour autant, cette opération n’a pas la faveur des investisseurs. Hammerson devra alors trouver la bonne option pour sortir par le haut de cette impasse.
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