Goldman Sachs reste le premier banquier des fonds d’arbitrage
Considéré par le rapport Liikanen comme l’une des activités bancaires à isoler, le prime brokerage reste l’affaire des grandes banques anglo-saxonnes ou suisses. Au premier semestre 2012, Goldman Sachs reste le numéro un du financement aux hedge funds par le nombre de mandats et les actifs concernés, selon la première enquête mondiale réalisée par Hedge Fund Intelligence. La firme de Wall Street devance Credit Suisse et ses compatriotes JPMorgan et Morgan Stanley (voir graphique).
Plus loin dans le classement, deux acteurs français apparaissent. Newedge, la joint-venture entre le Crédit Agricole et la Société Générale, est neuvième, grâce à son poids dans le segment des managed futures. Juste derrière, on trouve BNP Paribas, qui avait racheté les activités de Bank of America début 2008.
Ce classement illustre les changements intervenus dans l’industrie à la faveur de la crise financière. Si Goldman Sachs a conservé son trône, JPMorgan est devenu un acteur qui compte grâce au rachat de Bear Stearns en mars 2008. Côté européen, Credit Suisse prend désormais ses distances avec UBS et Deutsche Bank. Mais chaque maison a ses spécialités: Morgan Stanley finance davantage les stratégies actions, tandis que les fonds d’arbitrage crédit ou macro recourent plus à JPMorgan.
D’autres noms pourraient apparaître dans les classements l’an prochain. «HSBC et RBS ont tous deux beaucoup investi depuis un an pour construire une offre complète de prime brokerage, note l’enquête. HSBC, en particulier, a gagné un nombre croissant de mandats ces derniers mois qui ne sont pas encore tous reflétés dans le classement».
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