Goldman Sachs double ses bénéfices grâce aux activités de taux
Goldman Sachs a annoncé mardi le doublement de son bénéfice au deuxième trimestre, grâce notamment à ses investissements pour compte propre, aux performances du trading obligataire et à la hausse des prêts. Le bénéfice net a atteint 1,86 milliard de dollars, soit 3,70 dollars par action, contre 927 millions (1,78 dollar) le même trimestre un an auparavant, bien au-dessus des attentes des analystes qui tablaient sur 2,82 dollars par action.
«Une amélioration de la conjoncture économique aux Etats Unis a été le moteur de l’activité avec la clientèle», a expliqué le directeur général Lloyd Blankfein dans un communiqué, ajoutant que «l’environnement opérationnel montre des signes notables d’amélioration».
Les revenus des activités obligataires, changes et matières premières (FICC) tirés de la clientèle, ont augmenté de 12% à 2,46 milliards de dollars. De son côté, l’activité placements et prêts, financée sur les propres liquidités de la banque dans les marchés actions et obligations notamment, a généré un revenu trimestriel de 1,42 milliard de dollars, près de sept fois celui enregistré un an auparavant (203 millions). La banque d’investissement a vu son revenu global s’accroître de 29% à 1,55 milliard de dollars, grâce à une croissance de 45% du revenu des placements et souscriptions. Une manne qui a également profité à d’autres grands établissements comme JPMorgan ou Citigroup.
Le produit net bancaire de Goldman Sachs a fait un bond de 30% à 8,61 milliards de dollars. Son rendement des fonds propres s’est élevé à 10,5% durant le trimestre, au-dessus des 8% anticipés par les analystes et des 10% qui, selon eux, constituent le seuil minimum pour couvrir le coût du capital.
Toutefois, les marchés s’interrogent sur le potentiel de croissance que Goldman Sachs pourra tirer à l’avenir de ses activités spéculatives du fait de la mise en œuvre de la «règle Volcker». Cette disposition, adoptée dans le sillage de la réforme financière Dodd-Frank de 2010, plafonne les opérations des banques effectuées pour compte propre. Une rigueur qu’il faut d’ailleurs relativiser puisque la loi accorde encore quelques années aux banques pour s’adapter. Pour sa part, Goldman Sachs estime avoir déjà effectué l’essentiel de l’ajustement aux nouvelles normes.
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