GE poursuit sa mue en cédant son financement médical
L’appétit des investisseurs permet à General Electric (GE) de poursuivre son programme de cessions d’actifs à marche forcée. Le conglomérat américain, qui avait annoncé en avril vouloir accélérer son recentrage sur ses pôles industriels (énergie, transport, santé, éclairage…), a bouclé la vente, pour 9 milliards de dollars (8 milliards d’euros), de l’essentiel de ses activités de prêts au secteur américain de la santé.
L’acquéreur, le spécialiste des cartes de crédit Capital One, mettra ainsi la main sur la filiale Healthcare Financial Services (HFS) de GE et son portefeuille de 8,5 milliards de dollars de prêts, octroyés à des hôpitaux, des maisons de retraite, ou encore des crèches. Parallèlement, GE a cédé 600 millions de dollars d’actifs immobiliers détenus par HFS à un autre acheteur, non identifié.
Eprouvé par la crise financière, GE a entamé dès 2009 une stratégie visant à rapetisser GE Capital, son bras financier. A la fin 2014, son portefeuille d’actifs avait ainsi fondu de 30%, à 363 milliards de dollars, via notamment une baisse de 60% de l’exposition à l’immobilier. Le groupe a aussi procédé l’an dernier à la mise en Bourse partielle de son pôle de crédit aux particuliers aux Etats-Unis, sous le nom de Synchrony, dont la scission complète doit intervenir d’ici à la fin de l’année.
Au printemps, cette stratégie est entrée dans sa dernière ligne droite, avec un ambitieux plan visant à ne conserver au sein de GE Capital que les activités de financement «verticales» liées aux pôles industriels du groupe, à l’image du financement d’équipements médicaux dans la dernière opération en date. Avec à la clé un portefeuille d’actifs cible de 85 milliards de dollars.
Pour ce faire, le groupe table sur des cessions de 200 milliards de dollars d’ici à 2016, qui s’ajouteront à l’impact de 65 milliards lié à la sortie de Synchrony. Sur l’objectif de 100 milliards de dollars fixé pour 2015, 78 milliards de transactions ont déjà été finalisées. Trois semaines après la vente de son activité américaine de prêt LBO pour 12 milliards de dollars, GE a cédé fin juin la partie européenne à Sumitomo Mitsui.
Le groupe a par ailleurs cédé sa gestion de flotte automobile, ainsi qu’un portefeuille d’actifs immobiliers pour 26,5 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
Think againGuerre au Moyen-Orient, droits de douane, Fifa, IA, immigration et mégafeux… Un drôle d’été !
« Dans notre nouvelle ère, la vérité semble aussi partie à la plage. Mais justement, l’élection qui arrive doit déterminer si cette vérité va revenir à sa place au pouvoir ou si nous installons en majesté les drôles populistes avec leurs drôles de programmes » -
Peau de l'oursDésarmement du Hamas : malgré Donald Trump, rien n'est gagné
Alors que le président américain vante un accord inédit à Gaza, Israël et la milice se renvoient la balle -
Série (14/28)Sarkozy et la dictature : quand François Bayrou criait à l'abus de pouvoir
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés