GBL a exercé une rotation active de son portefeuille au premier semestre
Les six premiers mois de l’année 2013 auront marqué un tournant pour GBL dans sa stratégie de rotation du portefeuille. Outre la cession partielle de 2,7% du capital de GDF Suez, la société d’investissement d’Albert Frère et de la famille canadienne Desmarais a réalisé un investissement dit «stratégique» en prenant 15% du capital du groupe suisse SGS, numéro un mondial de la certification. Une participation rachetée à Exor, la holding de la famille Agnelli, pour 2 milliards d’euros.
GBL a également enclenché au premier semestre un autre volet de sa stratégie avec un investissement de type «pépinière». Le groupe a consacré 150 millions d’euros environ pour bâtir une participation de 4% dans le capital d’Umicore, un groupe spécialisé dans la technologie des matériaux et le recyclage. Ces investissements «pépinière», avec un ticket compris entre 100 et 500 millions d’euros, «pourraient représenter à l’avenir jusqu'à 10% de la «net asset value» de GBL», explique à L’Agefi Ian Gallienne, administrateur-délégué du groupe. Un investissement de ce type par an est envisagé.
Au total, GBL a réalisé 4,2 milliards d’euros d’opérations sur portefeuille au premier semestre. Compte tenu de ces différentes opérations, y compris l'émission d’un milliard d’euros d’obligations échangeables en actions GDF Suez, la dette brute ressort à 2,35 milliards d’euros à fin juin, contre 1,35 milliard à fin 2012. Le groupe affiche au bout du compte une position de trésorerie nette négative à hauteur de 1,31 milliard d’euros. «Nous visons à maintenir une structure financière saine et solide mais GBL s’autorise un endettement temporaire lors des rotations de portefeuille, ce qui est le cas actuellement. Nous visons néanmoins à moyen terme à revenir à une situation de trésorerie nette positive», assure Ian Gallienne.
GBL a vu ses cash earnings, c’est-à-dire les revenus tirés de ses participations (essentiellement des dividendes), atteindre 344 millions d’euros au premier semestre, contre 309 millions un an plus tôt. La holding a notamment profité du doublement du dividende unitaire de Lafarge (+30 millions d’euros). Sur le plan boursier, la décote de holding ressort à fin juin à 26,7% avec un actif net ajusté de 78,89 euros par action. «Une telle décote n’est pas justifiée de notre point de vue, alors que notre portefeuille est liquide, notre endettement limité et nos structures de coût très «light». Nous nous efforçons de faire évoluer cette perception», soutient Ian Gallienne.
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