Fondations Capital réalise sa cinquième opération

L’agence de communication spécialisée dans le luxe et la culture a été acquise auprès de LBO France pour environ 80 millions d’euros
Antoine Landrot

Un peu plus de cinq ans après avoir collecté 300 millions d’euros pour son premier véhicule, Fondations Capital, créé par trois anciens d’Eurazeo, a réalisé son cinquième investissement. Il a pris le contrôle de Mazarine, une agence de communication spécialisée dans le luxe et la culture, aux côtés de son fondateur et actionnaire historique Paul-Emmanuel Reiffers. Un autre gérant, le belge Vendis Capital, prend également une participation minoritaire, de même qu’une trentaine de cadres.

Le montant de la transaction s’établit, selon nos informations, à environ 80 millions d’euros, soit l’équivalent des revenus de la cible. Cette dernière était contrôlée depuis 2008 par LBO France. La dette représente moins de 50% de la valeur d’entreprise. Elle est composée d’un prêt bancaire apporté par BNP Paribas, le CIC, LCL et la Société Générale, et d’une dette junior fournie par CIC Mezzanine et IFE Mezzanine.

Les négociations ont été menées sans appel d’offres. Mazarine correspond aux cibles recherchées par Fondations Capital: des sociétés en fort développement par la croissance internationale ou l’innovation. Or, la société entend précisément accélérer son développement en Chine, aux Etats-Unis et au Brésil, ainsi que dans sa stratégie digitale.

Un prisme que l’on retrouve dans le portefeuille de Fondations Capital. Depus son acquisition en mai 2010, la PME Alkern a procédé à neuf opérations de croissance externe. En fin d’année dernière, le fabricant d’instruments à vent Buffet Group, détenu par Fondations Capital depuis mars 2012, a pris le contrôle de l’allemand B&S.

La crise financière de 2007-2008 n’a pas aidé Fondations Capital à son démarrage, puisqu’il lui a fallu plus de deux ans pour réaliser son premier investissement. Mais, assure son président Xavier Marin, «avec cinq opérations en cinq ans, notre rythme d’investissement est en ligne avec notre objectif». Si le fonds a une durée initiale de 10 ans, sa fin de vie peut être prorogée de quelques années, ce qui laisserait aux gérants un peu de temps pour procéder aux cessions.

Quoi qu’il en soit, le fonds ne vise pas la dizaine d’investissements, comme il est de coutume dans les fonds de private equity, mais plutôt entre six et sept. Deux dossiers sont en cours d’étude. «Nous préférons concentrer nos investissements; nous consacrons en outre des moyens à soutenir nos sociétés dans leurs acquisitions», indique Xavier Marin.

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