Edmond de Rothschild reprend en main son activité de LBO
Après les départs de Michel Cicurel et Philippe Couvrecelle, le groupe Edmond de Rothschild perd de nouvelles figures. La banque franco-suisse a annoncé hier le remplacement d’Erick Fouque et Eric de Montgolfier, les patrons de sa société de LBO. Onze ans après avoir fondé Edmond de Rothschild Capital Partners (EdRCP), ils ont cédé leurs 40% de la société à leur maison mère, qui détient désormais 100% des parts.
Après plusieurs mois de discussions musclées, «leur départ est lié à des divergences stratégiques, déclare Bertrand Demesse, promu à la tête de EdRCP avec son collègue Louis-Antoine Roullier. Le groupe ne voulait pas lever en même temps plusieurs nouveaux fonds. Pour 2013, la priorité a été donné à EdRIP (Investment Partners) avec Winch Capial 3», un fonds de capital-développement. EdRIP, l’autre entité française de capital-investissement du groupe, vise au moins 250 millions d’euros pour ce nouveau véhicule dédié aux midcaps, après avoir déjà collecté 292 millions d’euros pour son fonds BioDiscovery 4, calibré pour 200 millions. «
Le calendrier des levées dépend de la maturité des fonds sous gestion des différentes équipes et des conditions de marché. En l’occurrence, c’est plus difficile aujourd’hui pour le LBO majoritaire d’attirer les investisseurs et il nous reste des ressources», justifie Louis-Antoine Roullier.
Ayant investi à plus de 75% son fonds II levé en 2007, EdRCP a passé le seuil lui permettant de vendre un nouveau FCPR, mais faute de sorties, il est difficile d’apprécier sa performance. Réputée pour avoir payé assez cher ses acquisitions, la société n’en a réalisé aucune depuis mi-2012 et consacre ses ressources disponibles à la croissance externe de ses participations en portefeuille, gérées par six professionnels.
Pour autant, «notre appartenance au groupe Edmond de Rothschild garantit notre pérennité, assure Bertrand Demesse. Nous allons d’ailleurs travailler au développement d’autres produits illiquides pour élargir notre palette». Certainement sous la houlette de Jean-Michel Passy, patron d’EdRIP devenu coordinateur du non-coté en France.
Dans le cadre du plan stratégique 2016 de son nouveau patron Christophe de Backer, le groupe a dévoilé ses objectifs pour la gestion d’actifs et la banque privée, mais n’a pas abattu ses cartes dans le capital-investissement. L’activité totalisait 2,2 milliards d’euros d’encours fin 2012, dont 1 milliard chez EdRIP et 530 millions chez EdRCP.
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