Edmond de Rothschild cède son activité de fonds de fonds britannique
Edmond de Rothschild Private Equity Select est sorti du giron de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild (LCFR). David Seligman et ses équipes ont annoncé hier détenir 100% du groupe après avoir acquis les 75% de LCFR, confirmant une information du Financial Times. La société, qui gère 200 millions d’euros d’actifs est rebaptisée Seligman Private Equity Select. Le montant de la transaction n’a pas été révélé. Dans le secteur, la valorisation de ces sociétés se situe généralement entre 1% et 2% de la valeur des actifs, une fourchette validée par une source proche du dossier.
«C’est une petite activité, basée à Londres et pas du tout stratégique pour LCFR. Cela faisait deux ans que le groupe lui avait fait part de son intention de s’en séparer», indique cette source. Elle précise que cette décision de vendre n’est pas liée aux nouvelles règles prudentielles et que LCFR reste très actif sur le marché du private equity où elle gère plus de 2 milliards d’euros. La raison de cette cession viendrait également de divergence de vues entre les équipes et LCFR. Le gérant français ne possède désormais plus d’activités de fonds de fonds.
«Nous gérons des fonds qui ciblent des fonds plus petits, investissant sur des marchés européens de croissance et sur le LBO (leveraged buy-out). Nous sommes assez positifs vis-à-vis des perspectives des fonds de fonds avec cette spécialité particulière», a déclaré David Seligman à L’Agefi.
Sa société gère actuellement deux fonds de fonds primaires et un secondaire et vient d’initier la levée d’un troisième fonds primaire. Le premier fonds de fonds primaire, créé en 2005 et investi à plus de 90%, a des participations dans des véhicules qui affichaient un multiple moyen de 3,5 fois au moment de son investissement. Il a déjà fait remonter aux investisseurs un montant équivalent à plus de 60% du capital investi, ses 26 sorties ayant dégagé un multiple de 4,7 fois la mise.
Alors que plusieurs grands établissements financiers cherchent à se séparer de leurs activités de capital investissement, gourmandes en fonds propres, à l’image d’Axa ou du Crédit Agricole, David Seligman y voit des opportunités. «Nous tenons à rester indépendants mais je pense qu’il va y avoir de la consolidation dans le segment des fonds de fonds et nous sommes assez intéressés par l’idée d’être un ‘consolideur’.»
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