Duke Street ajourne la levée de son septième fonds
Alors que son sixième fonds est engagé à plus de 85%, la société sollicitera désormais ses investisseurs pour des opérations au cas par cas
Publié le
Virginie Deneuville
Dans un environnement difficile pour les levées de fonds, Duke Street a ajourné le processus de collecte de son septième véhicule. Ce fonds visait un objectif de 850 millions d’euros, avec un premier bouclage de l’ordre de 250 millions d’euros initialement prévu au premier semestre 2012, a indiqué à L’Agefi une source proche du dossier. La levée pourrait être relancée en 2013, selon cette source.
Alors que le sixième véhicule, levé en 2007 pour un montant de 963 millions d’euros, est désormais engagé à plus de 85%, la société de capital investissement britannique entend s’adapter à la nouvelle donne. Elle prévoit désormais de solliciter au cas par cas ses investisseurs, majoritairement des institutionnels européens, pour chaque opération.
Cette approche permettrait aux investisseurs, soumis à d’importantes contraintes réglementaires, de réduire leurs montants d’engagements sur longue période dans le capital investissement. Elle se traduira aussi par une baisse du montant des commissions de gestion, en moyenne de 2%, payées auparavant par les investisseurs sur l’ensemble de la période d’investissement du véhicule.
Duke Street, qui cible des sociétés valorisées entre 50 et 300 millions d’euros, a réalisé trois investissements en 2011 (UK Wealth Management, QCNS Cruise Europe, Wagamama). Depuis le début d’année, le groupe a procédé à une cession (Deloro Stellite), sur laquelle il a réalisé 2,4 fois la mise initiale, et un investissement (Parabis).
Le report de levée de Duke Street intervient après celui de 3i, qui prévoyait initialement de lever un véhicule commun pour ses activités de LBO et capital développement en 2012. La société cotée britannique, qui dispose de 1,7 milliard de livres de disponibilités (2 milliards d’euros), prévoit pour le moment d’investir ses propres ressources.
D’autres sociétés d’investissement pourraient suivre cette voie. Les levées de fonds en Europe l’an passé ont atteint 62,1 milliards de dollars (46,8 milliards d’euros) répartis en 156 véhicules, soit un repli de 64% par rapport au pic de 2007 (174 milliards de dollars pour 414 véhicules), selon des données compilées par Preqin. Depuis le début de l’année, 14 véhicules ont levé 4,7 milliards de dollars. Par ailleurs, au niveau mondial, 1.827 fonds cherchaient à lever 740 milliards de dollars à fin 2011.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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