Dexia risque des dépréciations sur sa filiale espagnole
Le rachat imposé des 40% de Sabadell dans leur société commune constitue une mauvaise nouvelle. Le groupe engage par ailleurs la vente de Sofaxis
Publié le
Alexandre Garabedian
En plein processus de démantèlement, Dexia est contraint de passer à l’achat. L’obligation faite au groupe franco-belge de reprendre la participation de 40% de Banco Sabadell dans leur filiale commune en Espagne constitue un coup dur. La banque espagnole, qui était entrée en juillet 2001 au capital de la structure, rebaptisée alors Dexia Sabadell, a décidé de faire jouer l’option de vente dont elle disposait jusqu’en 2013.
«Cela illustre une fois de plus les risques liés aux options de vente consenties dans les JV: elles sont toujours exercées au pire moment pour celui qui les a consenties», souligne un analyste.
Une fois la valeur de la société déterminée par un expert, Dexia Crédit Local en deviendra l’actionnaire à 100%. Sur le plan du bilan et de la liquidité, la transaction ne change rien: le pôle français de Dexia consolidait déjà sa filiale espagnole, et assurait tous ses besoins.
Reste à trouver les fonds pour acquérir les 40% du capital. Dexia Sabadell affichait une situation nette de 298 millions d’euros à fin 2011. Le prix d’achat ne devrait cependant pas être très élevé. La filiale n’a dégagé que 1,9 million d’euros de résultat net en 2011, et ne produit plus de crédits nouveaux. Mais si Dexia espère limiter les frais, il n’échappera pas alors à des dépréciations d’actifs. La valeur nette de Dexia Sabadell dans ses comptes à fin 2011 s’élève encore à 152 millions d’euros.
Au siège du groupe, on se console en estimant qu’un Dexia Sabadell détenu à 100% sera plus facile à gérer en extinction et à céder. «Cet actif, dont le total de bilan atteint 18,2 milliards d’euros fin 2011, est invendable actuellement en raison d’une structure de refinancement trop dépendante au court terme (57%)», estiment pourtant les analystes actions de Natixis. A fin 2011, 58% des actifs de Dexia Sabadell avaient des maturités supérieures à 5 ans, mais 41% des ressources étaient à moins d’un mois, selon le rapport annuel de la société.
Bruxelles devra agréer ce rachat, né d’une obligation contractuelle antérieure au sauvetage de Dexia. Le groupe poursuit en parallèle ses cessions d’actifs. Il pourrait annoncer dans la quinzaine l’ouverture de négociations exclusives sur Dexia AM, que lorgnent trois candidats. De sources bancaires, le groupe vient aussi de mandater Barclays Capital pour vendre Sofaxis, sa filiale d’assurance des agents de la fonction publique territoriale.
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