Une couverture contre le Brexit. Telle est la manière dont le London Stock Exchange (LSE) et Deutsche Börse s’efforcent de présenter leur projet de fusion dévoilé le 23 février, quelque jours après la fin du sommet européen qui a donné le coup d’envoi de la campagne référendaire pour le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne.
« Le nouveau groupe serait bien positionné pour servir ses clients dans le monde, indépendamment du résultat du vote de l’électorat du Royaume-Uni (…), bien que ceci puisse affecter le volume et la nature des activités conduites dans les différents centres financiers servis par le groupe combiné », ont indiqué vendredi les Bourses de Londres et Francfort dans un communiqué commun. Elles précisent que leur fusion n’est donc pas juridiquement conditionnée à un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, sur lequel les Britanniques se prononceront le 23 juin.
Régulateurs et politiques aux aguets
Si les tenants d’une sortie de l’Union européenne l’emportaient, « le nombre des scénarios auxquels ferait face le groupe combiné est impossible à modéliser aujourd’hui », reconnaît le communiqué. Le LSE et Deutsche Börse ont établi un « Referendum Committee », chargé d’éclairer les conseils des deux groupes sur les conséquences d’un Brexit. Les recommandations de cette commission seront non contraignantes.
Les deux Bourses admettent tout de même qu’une sortie de l’UE « mettrait le projet en risque ». La future holding de tête du groupe sera de droit britannique et fera de Londres sa place de cotation principale (avec une cotation secondaire à Francfort). Le LSE et Deutsche Börse en seront des filiales intermédiaires. Les régulateurs européens pourraient-ils l’accepter, alors même que le nouvel ensemble serait hégémonique dans la compensation des produits dérivés en euros ?
Les opposants potentiels à une fusion LSE-Deutsche Börse devraient en tous cas brandir l’argument politique dans les prochains mois, au-delà des considérations de concurrence. Si un porte-parole de la chancelière Angela Merkel a indiqué vendredi que le projet « est l’affaire des sociétés », personne n’est dupe. Le très sourcilleux Land de Hesse devrait notamment veiller à ce que la répartition des fonctions entre Londres et Francfort, les deux sièges du futur groupe, ne détruise pas de l’emploi outre-Rhin.
L’Autorité des marchés européenne a sélectionné mardi le fournisseur de la base de données consolidée sur les produits dérivés de gré à gré (OTC) de l’UE avec Transparent Markets Europe (TME). Les fournisseurs des bases obligataires britannique (Etrading Software) et européenne (Ediphy) ont mis fin à leur conflit en mai. Et EuroCTP lancera la commercialisation de la base actions de l’UE dans les prochains jours.
Les deux banques sont entrées en négociations exclusives pour céder Uptevia à Euroclear. Elles avaient mis en commun leurs activités dans cette coentreprise en 2023.
Le fonds de private equity BlackFin Capital Partners a annoncé, début juillet, la finalisation de l’acquisition d’Arendt Investor Services (AIS), fournisseur de services aux gestionnaires de fonds et ex-propriété du cabinet luxembourgeois Arendt. L’opération avait été annoncée fin novembre 2025 et valorise AIS à 500 millions de dollars. Elle inclut le gestionnaire de fonds d’investissement alternatifs, AManco.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, évoque des « comportements inacceptables », qui « relèvent désormais de la Justice ». Les individus ont été interpellés dans 22 départements
Au total, d’après les autorités, 4 118 personnes ont été tuées, tandis que 16 740 ont été blessées par le double séisme du 24 juin. Vendredi 10 juillet, Caracas a été le théâtre d’un autre tremblement de terre, de magnitude 3