Credit Suisse relève ses objectifs d'économies de coûts
L’année 2012 a été un exercice de «transition» selon le directeur général de Credit Suisse, Brady Dougan. Se targuant d’un début d’exercice 2013 satisfaisant en termes d’activité, «dans la lignée des bons démarrages que nous avons constatés les années précédentes», le dirigeant a avant tout souligné hier le chemin parcouru en 2012 face aux nouvelles exigences réglementaires ou à l’environnement concurrentiel et de marché. «Nous abordons 2013 avec un bon positionnement, ayant consacré beaucoup d’efforts à la réduction des coûts et à la réduction des actifs pondérés par le risque», a-t-il confié à Bloomberg, se prévalant d’un modèle de développement désormais taillé pour la course. Un discours rassurant qui n’a pas empêché le titre de perdre 3,11% hier à Zurich à 26,16 francs.
La banque est «convaincue» de pouvoir afficher dès mi-2013 un ratio de solvabilité de fonds propres durs de 10% exigé par le régulateur suisse en 2018, contre 9,4% à fin 2012 sur la base d’une cure drastique du bilan. Les actifs pondérés du risque ont chuté de 55 milliards de francs l’an passé à 293 milliards. Credit Suisse n’en pas pas moins relevé ses objectifs en termes d’économies de coûts, à 4,4 milliards de francs annuels d’ici à 2015, contre 4,0 milliards visés jusqu’ici et 2,0 milliards déjà atteints en 2012 (face aux charges annualisées du premier semestre 2011). La banque a supprimé 1.000 postes sur le trimestre écoulé pour compter 47.400 salariés. Elle propose en outre le versement d’un dividende unitaire inchangé de 0,75 franc, dont 0,65 franc versé en action, après avoir laissé le choix à ses actionnaires l’an passé entre titre et numéraire.
Les résultats du quatrième trimestre ont tout de même déçu, sous le coup de charges de restructuration et sur la dette propre, avec un résultat net de 397 millions contre une perte de 637 millions fin 2011. La banque d’investissement a fait pâle figure. En dépit d’un bénéfice imposable de 298 millions contre une perte de 1,43 milliard un an plus tôt, l’activité a chuté de 16% à 2,66 milliards par rapport au trimestre précédent, avec un repli de 39% à 887 millions côté taux. Brady Dougan ne doute pas d’un rebond, notamment grâce aux sacrifices consentis par des concurrents comme UBS. L’autre division, de banque privée et gestion de fortune (où la marge brute a perdu 5 points de base à 110 pb en un an), affiche un résultat imposable en hausse de 71% à 911 millions.
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