Credit Suisse devra renforcer ses fonds propres rapidement
Les autorités pointent du doigt la banque, qui présente un ratio de solvabilité sous Bâle 3 de 5,9%, contre 7,5% pour UBS
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Virginie Deneuville
Credit Suisse et, dans une moindre mesure, UBS ont été pointés du doigt jeudi par la Banque nationale suisse (BNS). En cas de profonde récession de la zone euro, leurs «fonds propres capables d’absorber des pertes restent inférieurs au niveau nécessaire pour afficher une résistance suffisante», relève la BNS dans son rapport de stabilité.
Le ratio de ces fonds propres rapportés au bilan net s’élevait à fin mars à 1,7% pour Credit Suisse et 2,7% pour UBS, soit un niveau inférieur aux 3% du bilan requis par UBS pour essuyer ses pertes durant la dernière crise financière, selon le régulateur. Si UBS est incitée à poursuivre ses efforts, avec une politique de réduction du dividende, la BNS, se montre plus sévère à l’égard de Credit Suisse, qui doit «accroître de manière significative au cours de cette année ses capitaux propres».
Alors que Credit Suisse a annoncé à fin mars un ratio core tier one de 11,8% (contre 16,7% pour UBS), le ratio de solvabilité qui sera appliqué à compter de 2013 sous Bâle 3 s’élève à 5,9% selon les calculs de la BNS, soit un niveau inférieur aux 7% qui seront requis en Europe et aux 10% en Suisse. Lors de la publication de ses comptes du premier trimestre, UBS avait avancé un chiffre de 7,5% pour ce dernier ratio.
«Chez UBS, qui capitalise environ 42 milliards de francs suisses (35 milliards d’euros) et a dégagé un résultat net de 4,2 milliards de francs l’an passé, la mise en réserve des bénéfices et la baisse des dividendes peuvent suffire pour renforcer les fonds propres. La situation est moins facile pour Credit Suisse, qui capitalise la moitié d’UBS et dégage deux fois moins de bénéfices», estime Marnik Hinnekens, responsable de la recherche crédit chez Tullett Prebon en France. Selon ce dernier, une augmentation de capital de plusieurs milliards de francs pourrait être nécessaire en vue de conforter la BNS.
Cette perspective a fait plonger de 10,5% l’action Credit Suisse, à 17 francs. La banque publiera ses résultats du deuxième trimestre le 26 juillet. Les analystes de la Société Générale s’attendent à «une difficulté persistante de transformation des résultats en fonds propres».
«La Suisse fait partie des pays les plus surbancarisés, le total d’actifs des deux principales banques représentant plus de 4 fois le produit intérieur brut, ce qui incite la BNS à une très grande vigilance», rappelle Marnik Hinnekens, malgré tout positif sur le secteur bancaire suisse.
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