Courtepaille figure dans le viseur de quatre fonds LBO

ING Parcom, actionnaire de référence de la chaîne de restaurants depuis 2005, a mandaté Leonardo & Co pour diriger la vente
Alexandre Garabedian

Courtepaille donne du grain à moudre aux fonds LBO. La chaîne de restauration, contrôlée depuis 2005 par ING Parcom, Banque de Vizille et Euromezzanine aux côtés du management (35%), vient d’être mise en vente. De sources financières, Leonardo & Co a été mandaté pour diriger le processus de cession. Après un premier tour de piste, quatre fonds seraient sur les rangs: Axa Private Equity, Eurazeo, Fondations Capital, et LBO France.

En parallèle, Natixis – déjà banquier de la société –, le CIC, CA CIB, Rabobank ainsi qu’Euromezzanine travailleraient sur le financement de l’opération, qui pourrait donc comprendre une part de mezzanine. Un multiple de dette de 4 fois l’Ebitda est évoqué.

«Il s’agit typiquement d’un dossier de LBO secondaire pour des fonds», note un observateur. Lors de son rachat à Barclays PE au printemps 2005, Courtepaille avait été valorisé autour de 200 millions d’euros. Elle réalisait alors 180 millions d’euros de chiffre d’affaires, restaurants franchisés inclus. Depuis, la chaîne célèbre pour ses grillades et ses toits en chaume a fait du chemin. Ses revenus ont grimpé à 275 millions, dont 220 millions d’euros en excluant les franchisés, pour un taux de marge d’Ebitda d’environ 20%. Le nombre de restaurants, lui, est passé de 162 fin 2004 à 220 environ aujourd’hui, soit une dizaine d’ouvertures nettes par an hors franchisés.

Outre le potentiel de croissance de la chaîne, le nouvel actionnaire pourrait aussi valoriser une partie des murs de Courtepaille: en 2006, la société avait déjà vendu 71 restaurants, soit la moitié de son parc en propre, à Foncière des Murs pour 114 millions d’euros. Un professionnel juge cependant le niveau de dette visé dans le cadre d’un nouveau LBO «un peu agressif» compte tenu du modèle de croissance de Courtepaille, qui repose sur des ouvertures de nouveaux restaurants et requiert donc des investissements conséquents.

Après la salve de transactions qui ont animé le marché français du LBO au premier semestre, Courtepaille devrait faire partie des deals attendus début 2011 (L’Agefi Hebdo du 18 novembre). Parmi les dossiers en cours figurent FCI et Novacap (Bain Capital), Compagnie européenne de prévoyance (PAI Partners) et bien sûr Yoplait.

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