Coface souhaite conserver l’activité publique dans son giron
Alors que se précisent les contours de la future Banque publique d’investissement (BPI), qui doit être lancée en octobre, Coface entend conserver son activité publique au sein de sa structure. Cette activité, qui consiste à assurer des risques non assurables par le marché privé aux bénéfices d’entreprises françaises exportatrices, «repose sur des partenariats, avec des acteurs tels qu’Oséo et Ubifrance. Cette logique de partenariat fonctionne bien, mais peut être améliorée et renforcée», a estimé Jean-Marc Pillu, directeur général de l’assureur crédit, en marge des résultats semestriels.
L’activité publique de Coface, qui regroupe 250 collaborateurs sur les 4.600 que compte le groupe, «tire énormément profit des autres activités, en termes de compétences opérationnelles, juridiques, d’accès aux bases de données... Il est important pour l’Etat français de conserver ce modèle, qui est d’ailleurs identique dans les autres pays européens», a expliqué Jean-Marc Pillu, citant les exemples d’Euler Hermes en Allemagne, Sace en Italie, Cesce en Espagne ou encore Atradius aux Pays-Bas. Alors que la BPI pourrait intégrer des fonctions de soutien à l’export, la question d’un rapatriement d’activités de Coface au sein de la structure a été soulevée.
Coface n’est plus considérée comme une activité stratégique par sa maison mère, Natixis. Une introduction en Bourse est prévue. «Les conditions internes pour une cotation sont remplies, mais les conditions de marché doivent être favorables. Les perspectives d’une introduction en Bourse d’ici à la fin de l’année sont faibles. Une nouvelle année s’ouvre en 2013 », a indiqué Jean-Marc Pillu. Aucune banque n’a été mandatée pour le moment.
Coface, qui s’est recentrée sur son activité d’assurance crédit, a enregistré une hausse de son résultat net de 22,5%, à 68 millions d’euros. Hors coûts liés à la restructuration opérée en 2011, cette progression se limite à 7%. Le chiffre d’affaires a crû de 5,8% à 808 millions d’euros, porté par une hausse de 7,2% à 766 millions d’euros dans l’assurance crédit. L’activité a également été soutenue par l’Amérique du Nord (+25% à 59 millions d’euros) et les marchés émergents (+30% à 45 millions d’euros en Amérique latine et +23% à 62 millions d’euros en Asie-Pacifique).
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