BTG Pactual veut croître dans le négoce des matières premières physiques
BTG Pactual se met en ordre de marche dans les «commodities». La banque d’investissement brésilienne a fortement renforcé ses équipes de trading au cours des derniers mois, en recrutant notamment Ricardo Leiman, l’ancien directeur général du courtier chinois Noble Group. Cet effort de croissance organique, avec à la clé un investissement chiffré à 300 millions de dollars (218 millions d’euros), pourrait être complété par des acquisitions.
Selon Bloomberg, BTG Pactual plancherait sur une offre de rachat de l’activité physique de matières premières de JPMorgan, laquelle inclut des entrepôts de métaux, des centrales électriques ou encore des sites de stockage de gaz et de pétrole. La banque américaine compterait tirer jusqu’à 3,3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) de cette cession. BTG Pactual se situerait néanmoins encore en amont du processus, alors qu’un premier tour d’enchères est attendu avant la fin du mois. D’après des documents transmis par le vendeur, l’activité génère 750 millions de dollars de revenus annuels avant coûts de compensation.
Blythe Masters, chargée du pan «commodities» de JPMorgan, et à qui on attribue l’invention du credit default swap dans les années 1990, serait prête à poursuivre le pilotage de l’activité si le nouvel acquéreur donne son accord, toujours selon Bloomberg. BTG Pactual, dont les revenus dans le trading et les ventes ont bondi de 50% en 2012 (à 1,51 milliards de réaux, soit 503 millions d’euros environ), entend ainsi occuper le champ libre laissé par les banques de Wall Street.
Ces dernières anticipent une évolution réglementaire défavorable avec l’éventualité d’une suppression par la Fed de leur droit à détention d’actifs physiques liés aux matières premières. A cela s’ajoutent les déboires rencontrés par certains acteurs, à l’image de la filiale Metro de Goldman Sachs, critiquée pour la gestion de ses entrepôts de métaux. Les régulateurs s’intéressent à des pratiques présumées de rétention des stocks, destinées à tirer les prix vers le haut. Cette atmosphère de fin de règne s’est déjà traduite par les nombreux transferts de spécialistes vers les grands noms du courtage (Vitol, Trafigura, Glencore ou encore Mercuria).
Plus d'articles du même thème
-
En Inde, la cotation de Jio accumule les records
Issu du groupe Reliance, contrôlé par la famille Ambani, l’opérateur télécom a signé mercredi 28 octobre une spectaculaire entrée en Bourse pour son premier jour de cotation. Au point de devenir la deuxième capitalisation boursière indienne. -
Stéphanie Besnier rejoint la direction financière de Data4
Après trois ans passés à la direction financière d'OVHcloud, elle poursuit sa carrière dans un secteur qu'elle affectionne particulièrement en rejoignant le spécialiste des data centers. -
SK Hynix dévoile un vaste plan de rémunération pour ses actionnaires
Le bénéfice net du fabricant sud-coréen de semi-conducteurs a bondi de 216% au troisième trimestre. Il a dévoilé mercredi un plan de rémunération pour ses actionnaires de 75 milliards de dollars.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Dette française : le piège de l’argument patrimonial
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
Contenu de nos partenaires
-
Lignes de fondUn succès de l’IPO d’Anthropic planterait le dernier clou dans le cercueil de l’ESG
Le géant de l’IA fait de son mieux pour paraître au seuil de Wall Street vêtu de probité candide et de lin blanc. Pourtant... -
SagesseL’Allemagne tente de construire une politique chinoise cohérente
Pendant que le président allemand se trouve en Chine, le chancelier fait une tournée asiatique avec Pékin en toile de fond -
DiagnosticProgressisme contre illibéralisme : les leçons de Jean-Christophe Cambadélis
Grand défenseur de la social-démocratie, l'ancien dirigeant du PS explique pourquoi le progressisme perd sa centralité et les élections face au national-populisme