Bercy veut unifier les produits d’épargne retraite
Un seul contrat subsisterait, décliné en individuel et en collectif. Les sorties en capital seraient découragées fiscalement.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Ivan Best
Pour les produits destinés à constituer un complément de retraite, la sortie en rente sera favorisée par le gouvernement.
-
Crédit Fotolia.
Développer et simplifier les produits d’épargne retraite, pour les faire converger autour de caractéristiques communes». Formulée ainsi par Bercy dans le cadre de la consultation en vue de la loi Pacte, cette proposition peut paraître sibylline. Ce que le gouvernement a en tête est pourtant bien la proposition du rapport Barrot-Zagury, visant à unifier, à terme, les nombreux produits d’épargne retraite existants, confirme à L’Agefi une source proche du dossier. Ce rapportévoquait la création d’un seul Compte Avenir, décliné en individuel et en collectif (entreprise). Si le nom n’est pas retenu par le gouvernement à ce stade, l’objectif l’est bel et bien.
S’agissant du volet individuel, l’harmonisation débouchant sur une unification ne devrait pas être très problématique, selon l’un des principaux assureurs français. La fiscalité du Perp (Plan d’épargne retraite populaire) n’est pas très différente de celle des contrats Préfon ou des Madelin : les montants cotisés sont déductibles du revenu imposable jusqu’à 10% de celui-ci. Les différents assureurs distributeurs (assureurs privés, Préfon…) subsisteraient bien sûr, mais le produit serait unifié.
L’unification pourrait être plus problématique pour les produits collectifs. Certes, les contrats à prestation définie (article 39), qui ont donné lieu à des abus concernant les dirigeants d’entreprise, ne sont plus vraiment un sujet, tandis que les Pere (Plan d’épargne retraite entreprise) et articles 83 sont quasiment équivalents, la différence étant la possibilité de versements facultatifs des salariés sur le Pere. En revanche, le Perco pose problème. Comme son nom l’indique, le Plan d’épargne pour la retraite collectif est théoriquement un produit de retraite. En réalité, en raison de possibilités de sorties anticipées (achat d’une résidence principale par exemple) et de la liberté de toucher les sommes épargnées sous forme de capital au moment de la retraite, il relève plus de l’épargne salariale. Il disparaîtrait donc en tant que tel.
Plus généralement, le gouvernement entend favoriser la sortie en rente, puisqu’il s’agit de privilégier la constitution d’un complément de retraite. Il pourrait pour cela revoir la fiscalité. Non pas en baissant l’imposition des rentes viagères à titres onéreux, ce que réclament les assureurs. Ces derniers n’obtiendront pas gain de cause car les marges de manœuvre budgétaires apparaissent trop limitées. La piste suivie serait plutôt celle de l’alourdissement de la taxation des sorties en capital. De sorte, qu’en comparaison, la rente apparaîtrait privilégiée.
Avec les Trump Accounts, l'administration Trump offre aux nouveau-nés américains 1.000 dollars pour faire leurs premiers pas en Bourse. Un capitalisme de berceau qui mise sur l'avenir tout en rejetant l'investissement durable, pourtant conçu pour le préserver.
En mettant la main sur Altruist, le géant américain de la gestion d’actifs renforce son ancrage auprès des conseillers financiers indépendants et parie sur l’IA pour démocratiser le conseil patrimonial.
L’indicateur de l’Insee ressort ce mois-ci à 86 comme en juillet. Les ménages français sont aussi plus enclins à épargner et moins à faire des achats importants. La crainte du chômage est de retour.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.
D’ici 2030, les femmes détiendront plus de la moitié de la richesse mondiale, une première dans l’histoire de l’humanité. Au risque de paraître cyniques, prendre soin des femmes, c’est prendre soin du capital et de son utilisation