BC Partners boucle le plus important retrait de cote de l’année avec PetSmart
La fin de l’année aura été particulièrement dynamique sur le front des opérations géantes de retrait de cote orchestrées par des fonds LBO. Après Tibco Software en septembre et Riverbed Technology en décembre, PetSmart a annoncé avoir conclu un accord avec BC Partners valorisant le distributeur américain d’aliments pour animaux domestiques 8,7 milliards de dollars (7,1 milliards d’euros). Un montant qui fait de l’opération le LBO le plus important de l’année, si l’on exclut les opérations de build-up menées par Burger King et Albertsons (voir tableau).
L’offre de BC Partners apparaît particulièrement généreuse. A 83 dollars par titre, soit 7% de plus que le cours de clôture du 12 décembre, elle correspond à un multiple de 9,2 fois l’Ebitda de PetSmart. Ce ratio de valorisation est 16% plus élevé que les multiples constatés à l’occasion des LBO conclus ces cinq dernières années dans le secteur de la distribution, traduisant la compétition que se sont livrée BC Partners, KKR et Apollo Global Management pour mettre la main sur PetSmart. Selon des observateurs, le distributeur de vêtements Abercrombie pourrait faire figure de prochaine cible.
Les rumeurs d’intérêts de la part du capital-investissement avait vu le jour à l’été 2014, après une première partie d’année difficile pour PetSmart. Mis en difficulté par la concurrence des distributeurs internet, et notamment du géant Amazon.com, le groupe avait vu son titre plonger de 17% au premier semestre. Le fonds activiste Jana Partners avait alors évoqué l’hypothèse d’une vente du groupe. «Etant donné la sous-performance chronique de PetSmart, une vente offrirait probablement le meilleur retour sur investissement pour les actionnaires», avait indiqué en juillet Jana Partners dans un courrier à la direction.
S’il était attendu depuis plusieurs mois, ce rachat constitue en tous les cas un nouveau signal de redémarrage du marché des LBO outre-Atlantique, relativement calme. Selon les statistiques compilées par Bloomberg, les transactions sont demeurées mesurées à l’exception de quelques deals importants: les deux tiers des LBO américains ont ainsi affiché un montant inférieur à 1 milliard de dollars.
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