Barclays poursuit le recadrage de sa BFI
Nouveau coup dur pour Barclays : la banque britannique a annoncé hier un provisionnement à hauteur de 500 millions de livres pour couvrir les amendes éventuelles relatives à une manipulation du marché des changes. Tushar Morzaria, directeur financier de Barclays, n’a pas souhaité s'étendre sur l’enquête en cours se contentant de signaler que la somme correspondait à «nos meilleures estimations suite aux discussions avec les régulateurs».
Ce provisionnement, ajouté à celui de 170 millions de livres supplémentaires dans le dossier de l’assurance emprunteur (PPI), a assombri la publication de résultats trimestriels plutôt encourageants.
Au total, le groupe, qui a annoncé en mai un repositionnement stratégique, a enregistré un bénéfice imposable ajusté en hausse de 5% à 4,939 milliards de livres sur les neuf premiers mois de l’année. Ses activités de banque de détail et commerciales ainsi que Barclaycard ont enregistré respectivement des bénéfices imposables en hausse de 18 et 21% depuis janvier. Les trois piliers de banque de détail de Barclays, y compris les activités en Afrique, ont représenté 80% du bénéfice opérationnel du groupe au troisième trimestre.
A l’inverse, la banque d’investissement, cible des efforts de rationalisation de Barclays, a enregistré une chute de ses profits à hauteur de 38% à 1,34 milliard de janvier à septembre. «Notre part de marché sur les dark pools est radicalement en baisse, a souligné Tushar Morzaria, et cela a eu un impact plus large sur nos opérations globales. Nous sommes un peu déçus par les recettes obtenues en BFI, sur ce trimestre. Les dark pools ont eu un impact». Au total, la banque d’investissement ne représente plus aujourd’hui que 24% des bénéfices imposables des activités «core», comparé à 37% l’an dernier.
Parallèlement, les réductions de coûts se sont poursuivies, avec une baisse des dépenses d’exploitation de 7% à 13,18 milliards de livres, avec à la clé quelque 8.000 suppressions d’emplois depuis décembre 2013. Barclays a également progressé dans ses objectifs de ratios financiers, et notamment son ratio de levier qui s’établit désormais à 3,5%. La BoE doit présenter aujourd’hui ses nouveaux critères qui devraient se situer entre 4 et 5%.
Selon les analystes, Barclays, qui s’est fixé un ratio supérieur ou égal à 4% à l’horizon 2016, devra sans aucun doute accélérer la cession de ses actifs et la réduction de sa BFI pour parvenir à cet objectif.
Plus d'articles du même thème
-
L’assureur japonais Meiji Yasuda va acquérir environ 5% de Man Group
L'investisseur institutionnel japonais va investir 200 milliards de yens dans les stratégies du gestionnaire britannique alternatif Man Group sur trois ans. -
Dans l’immobilier, le syndrome «not in my back yard» peut générer de la valeur
Les oppositions locales, illustrées par le syndrome du «pas chez moi», freinent l'offre immobilière mais favorisent la hausse des loyers des biens déjà existants. -
PARTENARIATPrivate equity européen : une opportunité à considérer de près
Le lower mid-market européen attire par sa complexité et ses valorisations. Le co-investissement en facilite l’accès.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
« Plus jamais nous n’aurons de tyran » : comment les étudiants ont renversé le régime autoritaire en Serbie
Dimanche, un mouvement étudiant a remporté inédite les élections législatives en Serbie, parvenant ainsi à chasser le dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic -
RévolutionJean-Pierre Grimaud : « La capitalisation ne sauvera pas la répartition, elle viendra la compléter »
Précis, le directeur général d’Ofi Invest croit désormais possible en France une « retraite collective obligatoire par capitalisation » -
IdentitésPrésidentielle : l'anomie et ses boucs émissaires
Dans Le Suicide (1897), Durkheim décrit une société où les désirs, faute de limites, deviennent insatiables, et où chacun souffre de ce qu'il appelle le « mal de l'infini »