Alma bouscule le conseil opérationnel en se mariant à Lowendalmasaï
Moins d’un mois après avoir bouclé la restructuration de sa dette LBO, Alma Consulting a finalement choisi sa cible. Le numéro un du conseil en optimisation des coûts et amélioration de la performance a décidé de se rapprocher amicalement du numéro trois Lowendalmasaï. Le nouvel ensemble, dont les détails de structure restent à définir, affichera un chiffre d’affaires cumulé avoisinant les 200 millions d’euros.
«Nous partageons une vision stratégique commune, à savoir une orientation vers du conseil haut de gamme et à très forte valeur ajoutée. Les deux entreprises sont directement concurrentes sur certains sujets (gestion des charges sociales, financement de l’innovation...) mais complémentaires sur d’autres», explique à L’Agefi Pierre Lasry, président-fondateur de Lowendalmasaï.
Si Alma a ainsi développé une large gamme de services dédiés aux ressources humaines (absentéisme, pénibilité...), Lowendalmasaï a de son côté fait grandir une expertise dans le conseil en optimisation des achats stratégiques, héritée du rachat de Masaï en 2006, mais également dans les coûts immobiliers. «Nous voulons bénéficier du meilleur de chacun», confirme Hervé Amar, président d’Alma Consulting Group qui met également en avant une forte complémentarité géographique.
Lowendalmasaï a dégagé l’an dernier 17 millions d’euros de son chiffre d’affaires à l’international sur un total de 37 millions. Alma et Lowendalmasaï sont tous les deux présents en Espagne et au Royaume-Uni. Le rapprochement va permettre au nouvel ensemble d'être présent dans quinze pays. Le projet d’acquisition devrait être bouclé en mars pour une mise en œuvre d’ici la fin 2015.
«Le management de Lowendalmasaï (qui détient 51% du capital, ndlr) sera amené à être associé à la part de 23% réservée au management d’Alma dans le cadre de la restructuration financière», indique Hervé Amar. Le reste du capital d’Alma est détenu par un pool d’investisseurs emmenés par le fonds Babson Capital.
Cette consolidation intervient au sein d’un secteur encore très éclaté, marqué par une pression sur les prix dans un environnement réglementaire qui se complexifie pour les clients. De quoi favoriser les mariages. Leyton avait ainsi proposé en 2014 de fusionner avec Alma. Un projet soutenu initialement par le fondateur d’Alma Marc Eisenberg qui s’est finalement ravisé au bénéfice de Babson.
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