Abénex et Nixen optimisent la structure financière de Buffalo Grill
Abénex Capital et Nixen optimisent le bilan d’une de leurs participations en portefeuille, Buffalo Grill. La chaîne de restaurants, détenue par les deux fonds d’investissement depuis septembre 2008, a procédé au remboursement intégral de sa dette mezzanine, qui avoisinait les 50 millions d’euros.
«Nous avons profité des très bonnes performances de Buffalo Grill pour optimiser sa structure financière en supprimant les frais onéreux liés à la dette mezzanine», indique à L’Agefi Olivier Moatti, associé-gérant chez Abénex Capital, sans souhaiter donner plus de détail sur le financement existant.
Le remboursement de la dette mezzanine a été financé majoritairement avec la trésorerie de la société. Une partie de cette dette a par ailleurs été convertie en dette senior, financée par les prêteurs présents depuis 2008, à savoir un pool emmené par Calyon et composé de la Société Générale, du Crédit Agricole d’Ile-de-France, d’IKB, du LCL et de Rabobank.
«Il s’agit d’une tranche de dette senior A’, équivalent à de la tranche A», indique une source proche du dossier. En 2008, le financement intégrait quelque 180 millions d’euros de dette, dont approximativement 130 millions de dette senior (tranches A et B). La dette mezzanine avait alors été apportée par Céréa / Unigrains, Alcentra et Paris-Orléans.
«Cette opération va permettre à Buffalo Grill de poursuivre ses projets de développement, basés notamment sur l’ouverture de nouveaux restaurants et la rénovation du parc de restaurants existant», explique Olivier Moatti. Depuis la reprise de Buffalo Grill en 2008, la chaîne de restaurants, qui a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 590 millions d’euros, a ouvert 25 nouveaux restaurants et en compte désormais 328, essentiellement basés en France, dont environ un tiers sous franchise.
Dans le cadre du MBO réalisé en 2008, Abénex avait repris la majorité du capital de Buffalo Grill (avec une participation légèrement supérieure à 50%) aux côtés de Nixen (qui détient quelque 35 à 40% du capital), du management et de Céréa Unigrains. La chaîne de restaurants était auparavant détenue par les fonds Colony Capital et Eurazeo, qui avaient valorisé la société à 340 millions d’euros lors de sa reprise en 2005.
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