3i prévoit de lever un fonds commun au LBO et au capital développement
Alors que 3i a annoncé mi-septembre le regroupement de ses activités dans le LBO et le capital développement, le prochain véhicule levé par la société britannique sera commun à ces deux segments. «La problématique devrait intervenir vers fin 2012», une fois les fonds actuels investis, a indiqué Guy Zarzavatdjian, directeur général de 3i France et Europe du Sud, à l’occasion d’une rencontre avec la presse.
3i dispose dans le capital développement d’un véhicule levé en mars dernier pour un montant de 1,2 milliard d’euros et investi à quelque 40%. Dans le domaine du LBO, la société a levé en 2006 un fonds de 5 milliards d’euros, investi au deux tiers. 3i y a souscrit à hauteur de 55%.
«La quote-part de 3i dans le prochain véhicule restera très significative», a indiqué Guy Zarzavatdjian. Si le montant de ce fonds n’est pas arrêté, il devrait atteindre plusieurs milliards d’euros.
Le regroupement des deux pôles «anticipe l’évolution de nos investisseurs, qui réfléchissent de plus en plus en termes d’allocations régionales plutôt que par classe d’actifs. Par ailleurs, bon nombre de nos concurrents dans le LBO élargissent leur mandat pour faire du capital développement», a expliqué le dirigeant.
Alors que l’annonce du rapprochement de ces activités s’est accompagnée du départ du patron de l’activité LBO, Jonathan Russell, des inquiétudes se sont portées sur l’activitation de la «keyman clause», prévoyant le gel provisoire d’un véhicule lors du départ de son responsable. «Si cela a effectivement surpris nos investisseurs, nous menons avec eux des discussions très constructives. En outre, nous sommes complètement alignés avec eux puisque 3i est actionnaire majoritaire du véhicule», a rassuré Guy Zarzavatdjian, précisant qu’il n’y avait «aucune inquiétude à avoir».
Au côté du pôle capital investissement, gérant 8,7 milliards d’euros d’actifs, l’activité de 3i s’articule autour de deux autres pôles: la gestion de la dette avec 4,4 milliards d’euros d’actifs suite au rachat en septembre de MIM, ancienne filiale de la banque japonaise Mizuho, et les infrastructures, avec 1,8 milliard d’euros d’actifs.
Dans les infrastructures, parallèlement à un fonds coté en Grande-Bretagne, «nous disposons d’un fonds de 1,2 milliard d’euros en Inde qui arrive en fin de période d’investissement et réfléchissons à lever un nouveau véhicule», a indiqué Guy Zarzavatdjian.
Plus d'articles du même thème
-
Les dépréciations de goodwill du CAC 40 restent rares
En 2025, les entreprises de l’indice ont seulement enregistré 1,3 milliard d’euros de dépréciations, un niveau qui reste très bas. Le montant de goodwill poursuit sa légère décrue à 440 milliards d’euros. -
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable