Zurich Financial est bien positionné pour affronter Solvabilité 2
Point d’argent, point de Suisse», écrivait Racine. Et Zurich Financial Services (ZFS) n’a pas démenti la formule lors de la journée de jeudi que l’assureur a consacrée à ses investisseurs. La compagnie estime être bien positionnée pour «briller» dans un environnement de marché difficile, caractérisé par de faibles retours sur investissement et des exigences accrues en capital à venir.
ZFS a réaffirmé son objectif de rendement de fonds propres opérationnel de 16% et assuré que sa forte capacité de génération de cash flow lui permettra de verser un dividende attractif à ses actionnaires. Pour atteindre cet objectif, le quatrième assureur européen en termes de capitalisation boursière table sur une contribution de 2 points de pourcentage des activités opérationnelles et de 1 point venant des adaptations pour des bénéfices temporairement non réalisés et de l’optimisation de la structure du capital.
ZFS compte en outre réduire ses coûts de 5%, soit l’équivalent de 500 millions de dollars, d’ici à 2013. En dommages, le groupe a l’ambition d’améliorer de 3 à 4 points par rapport à ses concurrents son ratio combiné, notamment en réduisant ses coûts de 7%, soit 350 millions de dollars. La compagnie mise notamment sur un rééquilibrage à 50/50 des revenus issus des placements financiers (aujourd’hui 77%) et des contrats, avec une révision de sa politique de souscription sur ses portefeuilles les moins performants.
Dans l’assurance vie, ZFS affiche l’objectif d’être parmi les cinq plus gros assureurs européens d’ici à 2013, en augmentant la part des nouvelles affaires en provenance de la région Asie-Pacifique et Amérique latine de 30% à horizon 2013.
Mais c’est l’approche conservatrice concernant la valorisation des risques à son bilan qui a le plus rassuré les marchés, avec un objectif premier de conservation durable de sa notation «AA». Sur la base d’une baisse de 45% à 63% des taux d’intérêt, et de 50% du marché actions, ZFS affiche des critères de valorisation des risques en capital plus sévères que ceux de Solvabilité 2 (baisses de 36% et 30%) ou des tests de solvabilité suisses (SST) qui lui permettent d’appréhender les changements de réglementation avec confiance. La Finma a d’ailleurs donné son feu vert au modèle interne par rapport au SST pour 2011.
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