Visa Europe ouvre son portefeuille numérique européen avec BPCE et LCL
L’essor du commerce en ligne donne finalement des ailes à l’imagination des banques. Le portefeuille numérique, destiné à simplifier et à sécuriser le paiement sur smartphone, tablette ou ordinateur fixe, et gratuitement pour le consommateur, fait ainsi l’objet de toutes les attentions. Visa s’est lancé hier dans la course.
Deux mois après Paylib développé conjointement par BNP Paribas, la Banque Postale et la Société Générale, ou avant la sortie en France, pourquoi pas en 2013, du MasterPass de Mastercard, Visa abat sa carte «V.me». Cela en partenariat en France avec BPCE (Caisses d’Epargne et Banques Populaires) et LCL (groupe Crédit Agricole, qui pourrait selon Le Monde s’associer de son côté à Masterpass).
Visa ne s’arrête pas en si bon chemin. V.me est lancé simultanément au Royaume-Uni, avec Nationwide Building Society, alors que des tests sont en cours en Espagne et en Pologne. Sur les deux prochaines années, le groupe vise cinq autres pays (Italie, Allemagne, Suède, Norvège et Luxembourg). Responsable marketing du projet V.me en France, Laurent Bailly assure y être en «discussions très avancées» avec deux banques. Et le dirigeant d’avancer un objectif d’équipement d’un consommateur européen sur trois à horizon 2020.
Ces solutions promettent l’ouverture potentielle à l’ensemble des consommateurs disposant d’une carte de crédit, qu’ils utiliseront une seule fois à l’enregistrement avant de voir leur parcours d’achat simplifié (un code unique à saisir au lieu du numéro de carte, de sa date d’expiration et du cryptogramme).
Reste pour les promoteurs des nouveaux services à séduire les sites marchands qui offriront le service et lui garantiront ainsi sa crédibilité. Visa se targue d’avoir d’ores et déjà convaincu 1.400 commerçants en Europe, et en attend plus de 4.000 d’ici janvier «grâce aux partenariats stratégiques avec les principaux fournisseurs de services de paiement».
Directeur des moyens de paiement de BPCE, Fabrice Denèle souligne que cette étape de «construction d’un réseau d’acceptation» constitue un prélude indispensable «au lancement commercial progressif l’an prochain». Le dirigeant ne doute pas que la forte notoriété de Visa ou le désir des clients de solutions proposées par les banques sauront motiver un grand nombre de sites marchands pour rejoindre le mouvement afin de faire de V.me un «portefeuille privilégié».
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