UniCredit réussit l’IPO de sa banque en ligne Fineco dans le bas de la fourchette prévue
Alors que la Société Générale vient de retirer Boursorama de la cote, UniCredit fait le chemin inverse avec sa filiale Fineco. La banque en ligne du groupe milanais a levé vendredi 673 millions d’euros sur la Bourse italienne. 182 millions de titres étaient proposés à 3,7 euros pièce, dans le bas de la fourchette de 3,5 à 4,5 euros annoncée initialement. L’opération valorise Fineco environ 2,24 milliards d’euros. Début juin, une note d’UBS consultée par Reuters tablait sur 1,9 à 2,6 milliards d’euros, tandis qu’une autre banque coordinatrice de l’IPO, Mediobanca, misait sur 2,6 à 3,3 milliards d’euros. Fondé en 1999, Fineco revendique 917.000 clients en banque de détail, courtage et gestion privée, 1,1 milliard d’euros de revenus au premier trimestre et 45,6 milliards d’euros d’actifs à fin mars.
UniCredit en garde le contrôle, en ne cédant que 30% de ses titres. Il en retirera «un gain de capital d’environ 360 millions, ou 410 millions d’euros» si l’option de surallocation est exercée, portant la levée de fonds totale à 774 millions d’euros. Cela va permettre au groupe d’augmenter sa solvabilité de 14 à 16 points de base. Alors que son ratio de fonds propres durs Bâle 3 atteignait 9,5% au 31 mars, UniCredit prévoit qu’il dépasse en 2018 la barre des 10%, devenue d’ores et déjà la norme dans de nombreuses banques européennes.
Principale cession annoncée pour 2014, Fineco fait partie des actifs non stratégiques qui doivent permettre à son premier actionnaire de renforcer sa solidité financière, sans recourir à une nouvelle augmentation de capital. Au dernier trimestre 2013, le groupe a publié une perte record de 15 milliards d’euros liée notamment à la dépréciation de 9,3 milliards d’euros de survaleurs, principalement en Italie, en Europe centrale et en Autriche. UniCredit avait alors également passé 9,3 milliards d’euros de provisions sur ses portefeuilles de crédits pour nettoyer son bilan en prévision de la revue des actifs menée par la Banque centrale européenne.
La cotation de Fineco, qui débutera ce mercredi, doit permettre d’«optimiser son allocation de capital au sein d’UniCredit» et d’«accélérer sa croissance, en établissant un accès direct au marché» et d’«améliorer le plan d’intéressement des cadres et des forces de vente», indique le plan stratégique 2018 du groupe, présenté en début d’année.
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