Un ratio de levier renforcé attend les banques britanniques
Plus de toilettage de fin de trimestre. C’est en substance ce que la PRA (Prudential Regulation Authority) veut contraindre les banques britanniques à réaliser. L’autorité de supervision prudentielle a en effet publié en fin de semaine dernière une consultation portant sur la manière de mettre en place le cadre réglementaire sur le ratio de levier, conformément aux directives données en début de mois par le comité de politique financière (Financial Policy Committee).
Cette consultation, qui porte sur les banques et les sociétés de crédit immobilier dotées de dépôts supérieurs ou égaux à 50 milliards de livres, propose de contraindre ces établissements à procéder à un reporting quotidien moyen de leur ratio de levier. La réglementation européenne actuelle sur les exigences de fonds propres exige que la publication de ce ratio soit réalisée à la fin de chaque trimestre. Or, fait valoir le document de consultation, «le reporting et les pratiques de transparence ponctuelles de ratio de levier autour de la période de reporting peuvent inciter les banques à réduire temporairement leur mesure d’exposition autour de cette date de manière à embellir leur ratio».
Afin de s’assurer que les banques britanniques se plient aux exigences de ratio de levier dans la durée, la PRA a proposé d’introduire une série de calculs supplémentaires : le ratio de fin de période serait ainsi accompagné d’un ratio moyen quotidien mais aussi du ratio moyen le plus élevé et celui le plus bas atteints durant le trimestre. La prise en compte de ces indicateurs supplémentaires permettrait ainsi de «donner une idée précise de la variabilité des positions de levier des établissements durant le trimestre de reporting» selon la PRA.
Consciente de la lourdeur de la procédure, l’autorité de supervision préconise cependant que les moyennes quotidiennes des ratios soient calculées seulement sur les expositions inscrites au bilan. En revanche, le reporting des risques hors bilan sera réalisé en s’appuyant sur une moyenne mensuelle et les établissements seront autorisés à utiliser leurs meilleures estimations. La consultation est lancée jusqu’au 12 octobre. Le cadre réglementaire devrait ensuite entrer en vigueur au 1er janvier 2016.
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