Ubi Banca entrevoit les premiers signes d’amélioration
La quatrième banque italienne espère réduire cette année son montant de provisions pour créances douteuses. Mais l’activité tourne encore au ralenti
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La rédaction
Ubi Banca espère un retour à meilleure fortune d’ici à la fin de l’année alors que le PIB italien laisse entrevoir une sortie prochaine de récession. Victor Massiah, le directeur général de la quatrième banque italienne, n’exclut pas une amélioration sur le front des provisions pour créances douteuses. «La demande de crédit de qualité n’est pas encore très élevée, mais après six années de mauvaises nouvelles, nous commençons à entrevoir quelques signes d’amélioration», a reconnu hier le directeur général de la banque lors de la présentation des résultats semestriels. Au deuxième trimestre, le volume des créances douteuses a baissé de 9,5% par rapport aux trois premiers mois de l’année.
«Notre prévision de dépréciations pour l’ensemble de 2013 est sensiblement meilleure que le montant enregistré en 2012», a ainsi indiqué Victor Massiah. L’année dernière, Ubi Banca avait comptabilisé 847 millions d’euros de dépréciations sur son portefeuille de prêts. Elles se sont élevées à 384 millions d’euros au premier semestre 2013.
En attendant une réelle embellie, la faiblesse des volumes de nouveaux prêts et des taux d’intérêt a encore directement pesé sur les résultats d’Ubi Banca. Son bénéfice net du deuxième trimestre a été divisé par deux à 26,5 millions d’euros, pour un produit net bancaire en baisse de 1% à 852 millions d’euros. Ses revenus d’intérêt ont chuté de 12% à 428 millions. Seule la bonne performance de ses activités sur le marché actions lui a permis de dégager un résultat net supérieur au consensus d’analystes. Ses revenus de trading ont atteint 67,4 millions d’euros contre 11,4 millions un an auparavant. Ses coûts opérationnels ont fondu de 3% à 533,6 millions d’euros. Son ratio core tier 1 est passé à 12,1% contre 11,5% trois mois auparavant.
Malgré ce début d’amélioration, de nombreux analystes s’attendent à une concentration du secteur bancaire italien, sous la pression du régulateur. Pressé de questions à ce sujet hier, Victor Massiah a assuré n’avoir eu «aucun contact avec quiconque» et qu’aucun projet «n’est sur la table». Il a toutefois ajouté qu’une consolidation du secteur bancaire ne serait pas totalement «irrationnelle». La presse italienne a récemment évoqué un possible rapprochement avec Banco Popolare di Milano.
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