Sumitomo se lance lui aussi à l’assaut de l’assurance vie américaine
Il n’en reste plus qu’un. Nippon Life Insurance, le premier assureur vie japonais, est le dernier acteur du secteur à n’avoir pas encore réalisé d’acquisition aux Etats-Unis. Hier, Sumitomo Life Insurance a annoncé le rachat de l’américain Symetra Financial Corporation pour environ 3,8 milliards de dollars (3,44 milliards d’euros) en numéraire.
Le groupe propose 32 dollars par action Symetra, soit une prime de 32% par rapport au cours moyen du mois écoulé, ainsi qu’un dividende exceptionnel déjà annoncé de 50 cents par action. Il sera versé le 28 août. Les principaux actionnaires de Symetra, la holding White Mountains Insurance Group et le fonds de Warren Buffett, Berkshire Hathaway, qui possèdent respectivement 18% et 17% du capital, voteront en faveur de cette opération.
Sumitomo Life Insurance suit ainsi l’exemple de trois de ses compatriotes qui se sont récemment invités sur le marché de l’assurance vie aux Etats-Unis, le premier au monde. Dai-Ichi Life Insurance avait lancé le mouvement en février en bouclant le rachat de Protective Life pour 5,6 milliards de dollars. Il avait été imité en juin par Tokio Marine Holdings qui a mis la main sur HCC Insurance Holdings pour 7,5 milliards de dollars, puis par Meiji Yasuada Life Insurance qui s’est emparé de StanCorp Financial Group pour 5 milliards de dollars. L’Europe est également visée. Sompo a par exemple acquis au printemps 7,8% du capital de Scor, avec l’objectif de monter à 15%.
Depuis le début de l’année, les assureurs japonais ont ainsi mobilisé près de 22 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis pour trouver de nouvelles sources de revenus. Le marché japonais de l’assurance vie, le deuxième du monde, est relativement stable et lucratif mais ses perspectives sont assombries par le vieillissement de la population. La faiblesse des rendements au Japon pousse également les assureurs à sortir de l’Archipel.
Tous les regards se portent donc désormais sur Nippon Life. Avec l'équivalent de plus de 500 milliards de dollars d’actifs, le premier assureur vie japonais a récemment déclaré pouvoir débloquer jusqu'à 1.500 milliards de yens (environ 11 milliards d’euros) pour réaliser des acquisitions ou des investissements au Japon et à l’international sur les dix prochaines années.
Plus d'articles du même thème
-
L'Oréal place un emprunt obligataire de 2 milliards d'euros
Le groupe de cosmétiques a réalisé une émission en trois tranches. -
La Suisse maintient son taux directeur à 0%
La faible inflation que connaît le pays ne justifie pas de changement dans la politique monétaire et la croissance du pays ne risque pas de s’emballer dans les mois à venir. -
EssilorLuxottica et Meta dégainent de nouveaux modèles de lunettes connectées, dont un sans caméra
Les deux groupes ont dévoilé la troisième génération de leurs lunettes intelligentes en tenant compte des critiques sur le respect de la vie privée.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
Contenu de nos partenaires
-
Global BritainCes « vieux schnocks » qui ont tout faux sur la « Gen Z »
Au Royaume-Uni, le professeur Peter Fonagy brise le tabou de la détresse psychologique des jeunes britanniques, piégés par l'hostilité économique et l'incompréhension des aînés -
« Il a escaladé la clôture » : comment un agent d'OpenAI a piraté les données de santé en Australie
Depuis New York, Canberra a dénoncé l'incursion autonome d'un algorithme d'OpenAI dans les systèmes de Medicare. L'événement, qui a eu lieu en juin, n'a été révélé au gouvernement australien qu'en septembre -
LFI, Gaza, Ukraine : ces sujets qui ont enflammé le premier débat de la primaire de la gauche
Le premier débat télévisé organisé a mis en lumière les lignes de fracture qui traversent le centre-gauche, tant au sujet des questions internationales que de la position à adopter vis-à-vis de La France insoumise