Société Générale Insurance conforte son avenir dans le groupe

Le pôle d’assurance de la banque affiche des résultats records en 2010. Il est conçu comme un outil de fidélisation
Antoine Landrot

Après plusieurs années de silence et un avenir en suspens, Société Générale Insurance était attendue lors de la publication de ses comptes 2010. Il s’agit du premier exercice du pôle assurance de la banque sous sa forme actuelle. Depuis l’acquisition des 35% d’Aviva dans Sogecap (assurance de personnes et risques divers) en février 2010, il contrôle en effet l’ensemble de ses filiales Sogecap, Oradéa-Vie et Sogessur (assurance dommages).

Le chiffre d’affaires (collecte brute) 2010 atteint un record à 11,5 milliards d’euros (+27%); les encours progressent de 10% (à un niveau inégalé de 76 milliards). En assurance-vie, la collecte d’épargne atteint également des sommets, en brut (8,9 milliards d’euro, +20%) comme en net (3,3 milliards).

En termes comptables, SG Insurance a plus que compensé le recul de 2009: le pôle affiche un produit net bancaire (PNB) de 512 millions (+13%) pour un bénéfice net de 218 millions (+19%). Le coefficient d’exploitation recule de deux points à 40%, mais reste inférieur aux 39% de 2008. «Nous sommes en phase d’investissement», indique son PDG Philippe Perret, qui estime le coefficient en vitesse de croisière à 37%.

Au terme du plan groupe «Ambition 2015», le pôle compte en effet doubler ses effectifs à près de 3.000 salariés. A l’étranger, priorité sera donnée à la Russie, où la collecte devra quadrupler d’ici à 2015. Un partenariat en Pologne avec Eurobank est par ailleurs en cours de création.

A l’aune de ces résultats, la question du maintien de l’assurance dans le groupe – alors que la réglementation bancaire de Bâle 3 pénalise cette activité en termes de fonds propres – ne se pose plus. «Bâle 3 nous laisse dans une situation un peu moins favorable, mais ne remet pas en cause notre présence dans le groupe compte tenu de tous les avantages que celle-ci procure», insiste Philippe Perret. En clair: être un outil de fidélisation.

C’est pourquoi une partie des gains de ratio combiné (5,3 points, à 98,3%) obtenus grâce à l’intégration de Quiétis (sécurité juridique) seront réinjectés pour formuler des offres automobiles et multirisques habitation (MRH) plus compétitives. «Notre but n’est pas de rechercher le ratio le plus bas possible, mais de consolider les relations globales du groupe avec ses clients», précise Frédéric Jacob Peron, PDG de Sogessur. Le taux d’équipement des clients en produits maison est en effet largement perfectible en automobile (3%), en MRH (8%), comme en prévoyance individuelle (10%).

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