SMAvie récolte les fruits de sa gestion prudente
SMAvie BTP, filiale vie du groupe d’assurance du secteur de la construction SMABTP, a communiqué hier le rendement de son fonds garanti en euros pour l’année 2010 à 4,03%, en ligne avec la philosophie de gestion prudente pratiquée par l’assureur. Même si ce taux est d’environ 50 points de base supérieur à celui de 3,52% communiqué mardi par son concurrent l’Afer, l’assureur du bâtiment assume sa volonté d’une croissance régulière et stable de ses encours et de sa performance. Son chiffre d’affaires devrait ainsi atteindre 475 millions d’euros en 2010, selon le directeur général délégué du groupe, Hubert Rodarie, contre 418 millions en 2009, en ligne avec l’objectif d’une croissance annuelle de 10%.
Avec 50.000 sociétaires et 4,96 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2010, l’assureur mutualiste a enregistré une hausse de 17% de sa collette nette en fonds euros. SMAvie peut surtout compter sur un très fort niveau de capitalisation avec 600 millions d’euros de fonds propres, soit 3,6 fois le niveau minimum réglementaire (hors plus-values latentes) exigé par Solvabilité I. Un luxe dans le secteur, compte tenu de l’incertitude concernant les nouvelles règles de ratios de fonds propres Solvabilité 2 qui font trembler ses concurrents. D’ailleurs, Hubert Rodarie, qui a participé aux négociations sur Solvabilité 2, affiche une certaine sérénité sur ce sujet, précisant même que SMAvie pourrait se targuer «d’un ratio identique sous les nouvelles règles».
L’assureur s’est même permis de racheter Imperio Assurances au groupe néerlandais Eureko fin 2010 pour un montant d’environ 40 millions d’euros, entièrement financé en cash, a précisé Hubert Rodarie. Spécialisé dans l’assurance individuelle de clients portugais ou d’origine portugaise vivant en France et fort d’un portefeuille de 43.000 clients, Imperio a réalisé un chiffre d’affaires de 41 millions d’euros en 2009. La société possède en outre 530 millions d’euros d’actifs sous gestion et 40 millions de fonds propres qui viendront gonfler le bilan de SMAvie. Hubert Rodarie s’est néanmoins empressé de préciser que la forte concentration du secteur de l’assurance en France ne laissait que peu d’opportunités pour de nouvelles acquisitions à la portée financière de SMAvie, c’est-à-dire sans modifier son modèle d’activité.
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