Scor relève ses prévisions pour 2013 grâce à Trans Re
Dans un secteur financier secoué mais fort des perspectives rassurantes sur les capacités du secteur de la réassurance (L’Agefi d’hier), Scor a confirmé hier lors d’une journée investisseurs les prévisions de son plan stratégique pour 2013 («Strong Momentum»). Il a aussi relevé son objectif de revenus.
L’acquisition des activités de réassurance du risque de mortalité de Transamerica Re, filiale du néerlandais Aegon, en avril dernier pour 630 millions d’euros, lui permet de se projeter sans devoir intégrer, pour l’instant au moins, l’effet des turbulences de marché et des incertitudes économiques. «Malgré un environnement actuel incertain et difficile, Scor est en mesure de confirmer l’ensemble des objectifs fixés il y a un an», déclare son PDG Denis Kessler.
Mieux, le réassureur français vise désormais un montant de primes brutes de 10 milliards d’euros en 2013 après l’intégration du portefeuille de Transamerica Re (par rapport à des revenus de 6,7 milliards en 2010). Cela représente un taux de croissance annuel de 14% jusqu’à l’échéance du plan (9% en non-vie et 20% en vie), contre les 9% annoncés en 2010 à sa publication. Autre conséquence de la fusion, l’activité de réassurance en vie devrait représenter au moins 50% des revenus en 2013, contre 45% l’année dernière. Mais contrairement aux apparences, la tendance dans les prochaines années sera un rééquilibrage des activités en faveur de la réassurance IARD, puisqu’en tenant rétrospectivement compte de l’apport de Transamerica Re, le métier vie pèse 56% des revenus de Scor fin 2010.
L’acquisition fera sentir ses effets dès 2011. Scor estime ainsi que ses primes brutes atteindront 8,6 milliards d’euros à la fin de l’année, alors que la première version de Strong Momentum prévoyait 7 milliards. Effet similaire sur les actifs sous gestion, qui devraient désormais passer à 32,2 milliards à l’issue de l’exercice, au lieu de 30,2. D’autres éléments du plan ont été maintenus, comme une rentabilité des fonds propres de 10% au-dessus du taux sans risque et une notation financière de AA (ou équivalent).
Dans un marché haussier, la confirmation des objectifs a eu relativement peu d’impact. Le titre s’est adjugé 2,5% hier à la Bourse de Paris, clôturant à 16 euros.
Plus d'articles du même thème
-
La France espère fédérer le G7 sur la résolution des déséquilibres mondiaux
Face à une Chine puissante par ses exportations mais entraînant d’importants déséquilibres macroéconomiques, Roland Lescure souhaite faire adopter aux ministres des finances du G7 une méthode de résolution et une coopération renouvelée. -
Olivier Blanchard relance son projet de dette commune européenne
L'ex-directeur général du FMI et Angel Ubide, cadre de Citadel, viennent de préciser leur proposition pour créer des eurobond et doter la zone euro d'un actif refuge. Une solution taillée pour désamorcer les oppositions politiques, alors que l'Europe veut gagner en souveraineté financière. -
Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
La responsable des fusions-acquisitions de la banque d’investissement du Crédit Agricole a débuté dans le monde du M&A au milieu des années 90. Elle ne l’a plus quitté depuis et explique comment elle a réussi à atteindre son poste actuel tout en distillant des conseils aux femmes souhaiteraient faire carrière dans ce métier encore très masculin.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Trop-pleinLa France agricole malade de ses lois
La loi d'urgence agricole, réclamée par les agriculteurs lors des manifestations du début de l'année, sera débattue à l'Assemblée cette semaine. Avec un potentiel de déception important... Comme pour les précédentes -
EditorialScandale périscolaire à Paris : une affaire de plus en plus politique
Enquêtes, justice, colère des parents et... offensive des insoumis : Emmanuel Grégoire est loin d’en avoir fini avec ce scandale -
Comment Donald Trump mine l'engagement américain auprès de l'Otan
Purge au Pentagone, retrait de troupes, rétrogradation d'un général.... Puisque le président ne peut quitter l'alliance, il tente de l'affaiblir de l'intérieur