Scor Global Life a élargi son fonds de commerce l’an dernier
A l'écart du mouvement de consolidation qui agite des acteurs principalement bermudiens de la réassurance, Scor s’en tient à sa feuille de route. Le groupe français, qui a intégré Generali US en 2013, a fait état d’indicateurs au vert au titre de l’exercice 2014. La combinaison des deux moteurs d’activité (dommages et vie) a permis de dégager une croissance des primes brutes émises de 10,8% à taux de change constants, à 11,31 milliards d’euros, et de générer un cash flow opérationnel stable de 894 millions d’euros.
Premier contributeur au chiffre d’affaire, Scor Global Life constitue également le pôle le plus dynamique. Le volume de primes brutes émises ressort à 6,38 milliards d’euros, soit une hausse de 5,5% à taux de change constants et sur une base proforma (contre +2,7% pour Scor Global P&C). Au cours de l’exercice écoulé, Scor a tiré profit de deux nouveaux contrats conclus au Royaume-Uni en matière de réassurance du risque de longévité (dont l’un avec Aviva). Cette offre a représenté l’an dernier un volume de primes brutes émises de 246 millions d’euros (+82% à taux de change courants comparé à 2013).
Dans le cadre de son plan triennal «Optimal Dynamics», Scor entend porter cette activité à environ 400 millions d’euros en 2016. Le groupe enchaîne à cet effet les accords ; il a dévoilé en début de semaine un contrat avec Sun Life, première transaction de ce type sur le marché canadien. Les solutions financières (gestion du capital et de la liquidité) se sont également bien comportées l’an dernier, avec un volume de primes d’un peu plus d’un milliard d’euros (+21%). Compte tenu de cette montée en puissance des swaps de longévité, dont la rentabilité technique moyenne se situe dans une fourchette de 3% à 5%, la marge technique de Scor Global Life s’est dégradée de 30 points de base l’an dernier, à 7,1%. Sur la partie dommages en revanche, le ratio combiné s’est amélioré à 91,4%, contre 93,9% en 2013.
Alors que l’afflux de capital alternatif, dans un contexte de faiblesse des taux, atteint un niveau sans précédent sur le marché, le PDG du groupe souligne que ce phénomène concerne principalement le risque «cat nat» aux Etats-Unis. «Nous sommes moins exposés que nos concurrents à ce segment de marché et nous bénéficions d’ailleurs nous même de ce phénomène en émettant des cat bonds en rétrocession», rappelle Denis Kessler.
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