Scor : Denis Kessler répond aux critiques de CIAM
C’est la réponse du berger à la bergère. Interpellé par CIAM sur son refus d’engager des discussions en vue d’un rachat de Scor par l’assureur mutualiste Covéa, Denis Kessler, PDG du réassureur, vient de répliquer à Catherine Berjal, la présidente du fonds activiste. « Vos accusations sont infondées, mensongères et fallacieuses », tacle Denis Kessler dans ce courrier daté du 21 septembre et dont L’Agefi a pris connaissance.
« Le conseil d’administration de Scor SE a porté la plus grande attention à la proposition de Covéa. Les intérêts des actionnaires ont été au cœur de sa décision », poursuit le courrier, en citant les travaux du comité stratégique du conseil, des administrateurs non exécutifs, des deux banques conseil BNP Paribas et Citi et des cabinets d’avocats Skadden et Gibson Dunn.
Denis Kessler s’explique par ailleurs longuement sur le prix de l’action Scor – qui évolue non loin des 40 euros –, alors que Covéa se proposait d’offrir 43 euros par action du réassureur. « Nous avons confiance que le marché reflètera, en tendance, la valeur intrinsèque et la valeur stratégique du groupe », écrit le dirigeant, qui a joint à son courrier 7 changements de recommandation à la hausse effectués par les analystes financiers depuis le 29 août.
Fustigeant « des intérêts spéculatifs de (très) court terme » de la part de CIAM, entré au capital « il y a moins de trois semaines », Denis Kessler met en avant le montant des dividendes versés depuis 2006, soit 2,6 milliards d’euros, et un rendement du titre de 266% sur dix ans.
Le patron de Scor dément enfin que les membres du comité exécutif du réassureur aient signé un engagement de démission en cas de succès d’une offre de Covéa.
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