Santander et KBC lancent la réorganisation du capital de la polonaise Zachodni
Santander et KBC ont décidé de presser le pas dans le cadre de l’évolution attendue du capital de la polonaise Bank Zachodni WBK (BZ WBK). Après avoir indiqué la semaine passée avoir mandaté un syndicat de banques pour étudier la cession de titres en 2013 selon un calendrier soumis aux conditions de marché, les groupes espagnol et belge ont concrètement engagé la manœuvre hier.
L’opération doit permettre à Santander de respecter son engagement auprès des autorités polonaises de porter le flottant de la troisième banque du pays à 30%, y compris les principaux minoritaires aujourd’hui identifiés: l’assureur local PZU à 2,03% et la Berd à 1,67%. Ce seuil devait être atteint fin 2014. La banque espagnole, qui restera actionnaire de contrôle à long terme, cédera 5,19% du capital pour en détenir 70%, tandis que KBC vendra la totalité de sa participation de 16,17%. Une part héritée de la vente en 2012 à Santander de Kredyt Bank, depuis fusionnée avec BZ WBK, opération à l’origine de la présente offre.
Les titres sont proposés aux investisseurs institutionnels depuis hier et jusqu’à jeudi au plus tard à un prix unitaire indicatif compris entre 240 et 270 zlotys. Hier, le titre a cédé 2,12% à 263,10 zlotys en Bourse de Varsovie.
L’offre pourrait ainsi atteindre un montant total équivalent à 1,3 milliard d’euros. Dont 980 millions reviendront à KBC, qui entérinerait ainsi l’une des dernières étapes du plan massif de cessions d’actifs exigées par la Commission européenne en contrepartie de l’aide publique obtenue pendant la crise.
Santander et KBC testent l’appétit d’un marché secoué hier par les conditions de l’aide internationale à Chypre, avec l’aide d’un bataillon de banques, dont Deutsche Bank, Citigroup, BoA Merrill Lynch, Morgan Stanley, Credit Suisse, ou la Société Générale. «Le marché est capable d’accueillir une telle offre et la banque (BZ WKB) est bien perçue par les investisseurs», confiait hier à Bloomberg un gérant polonais, qui soulignait tout de même que le climat lié à la taxation des dépôts bancaires chypriotes était susceptible de décourager des investisseurs étrangers.
Alors que le bénéfice cumulé des banques polonaises a atteint un record l’an passé, le marché a déjà absorbé en janvier des offres secondaires de titres de la part des deux principaux établissements du pays, PKO Bank Polski et Bank Pekao, pour un montant cumulé de 2,15 milliards d’euros.
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