Rothschild se montre prudent pour 2019 après une nouvelle année record
L‘année 2018 aura été particulièrement vigoureuse (...) confortant notre stratégie de création de synergies entre nos trois métiers», s’est félicité Alexandre de Rothschild, président exécutif de Rothschild & Co, dans un communiqué publié hier à la faveur de la présentation des résultats annuels du groupe franco-britannique. La banque privée et d’affaires a dégagé un résultat net part du groupe de 286 millions d’euros, en hausse de 21% par rapport à 2017, pour des revenus en croissance de 3%, à 1,98 milliard d’euros. Et ce, «alors que 2017 avait déjà été excellente», a souligné François Pérol, managing partner chez Rothschild, lors d’une conférence téléphonique. La banque proposera ainsi une augmentation de 10% du dividende, au titre de 2018, à 0,79 euro par action.
Les différents métiers du groupe ont été en croissance, l’an dernier. Le chiffre d’affaires du conseil financier a de nouveau atteint un montant record, à 1,27 milliard d’euros, soit une progression de 7% par rapport à l’exercice précédent, et la marge opérationnelle s’est établie à 20%, contre 17,8% un an plus tôt. Des performances tirées par la progression de 17% des revenus liés aux opérations de conseil en fusions-acquisitions, un marché sur lequel Rothschild & Co s’est classé sixième à l’échelle mondiale, l’an dernier, en termes de revenus.
Le chiffre d’affaires de la banque privée et de la gestion d’actifs est resté stable, à 516 millions d’euros, avec une marge opérationnelle de 17%, en hausse d’un point. La collecte nette a atteint 2,2 milliards d’euros en banque privée en 2018, alors que la gestion d’actifs a accusé une décollecte nette de 0,7 milliard, dans un environnement de marché difficile. Hors activité defiducie, basée en Suisse, dont la cession a été finalisée en février dernier, les revenus ont progressé de 2% et la marge opérationnelle est ressortie à 18%.
Quant aux revenus du capital-investissement et de la dette privée, ils ont atteint 175 millions d’euros, contre 185 millions en 2017, et la marge opérationnelle a été ramenée de 65% à 59%. La conséquence de plus-values de cessions moins importantes en 2018 qu’en 2017.
«Nous regardons 2019 avec une certaine prudence, la conjoncture est porteuse pour métiers mais le commerce mondial commence à ralentir et les facteurs d’incertitudes géopolitiques n’ont jamais été aussi nombreux. Nous sommes attentifs à la fin possible du cycle qui nous porte depuis plusieurs années», a prévenu François Pérol.
Plus d'articles du même thème
-
Le superviseur bancaire français plaide pour une simplification accélérée des règles
La présentation du point annuel sur l’état du marché bancaire et assurantiel a été l’occasion pour l’ACPR de redonner la position du superviseur français sur les travaux de simplification et de compétitivité bancaire en cours au niveau de la Commission européenne et l’importance de pousser beaucoup plus loin l’union bancaire. -
Le Crédit Agricole paie pour se développer en Allemagne
La banque française a confirmé l'acquisition de la banque IKB, spécialiste des ETI allemandes, auprès du fonds Lone Star. -
L’Autorité bancaire réaffirme ses idées de simplification des règles prudentielles européennes
A trois mois de la proposition finale de la Commission pour une simplification des règles prudentielles européennes sur les banques, l’Autorité bancaire européenne (EBA) fait un point d’étape avec L’Agefi.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Mission impossibleSabotage des gazoducs Nord Stream : l'encombrant procès d'un Ukrainien à Hambourg
Le parquet fédéral allemand accuse un ex-militaire ukrainien d'avoir orchestré la pose de charges explosives sur les conduites de gaz en mer Baltique en 2022. Son procès s'ouvre mercredi -
DécompteEn 2027, seules 7 % des dépenses de l'Etat seront favorables à l’environnement
Le secteur des transports est le plus contradictoire, portant l’électrification et la moitié des dépenses brunes de l’Etat avec le soutien aux carburants fossiles. L’agriculture suit comme deuxième poste brun, et l’énergie est le premier poste vert. -
J - 200Journal d'une succession : après lui le chaos
Chaque jour, l'Opinion raconte les coulisses de la campagne présidentielle la plus dangereuse de la Ve République. Ames sensibles s'abstenir